jeudi 22 janvier 2009

Pluie de lettres II

[Variaton sur thème de Il faisait pleuvoir des lettres du bout de ses doigts. En réplique à Parce que.]

Il faisait pleuvoir des lettres, comme ça, du bout de ses doigts. Il devenait le dieu de l’univers qu’il créait ce soir-là. Il formait des océans, avec ses profondeurs et ses raz-de-marée. Il dessinait des déserts, avec leurs dunes dorées sous le soleil qu’il faisait briller ou ondoyantes sous le vent qu’il soufflait, ou encore des déserts avec leurs glaces éternelles, où il faisait miroiter l’infini, un infini, son infini. Ses forêts se coloraient de ses humeurs, tandis que ses plaines s’étendaient toujours, impassibles ou intouchables, je ne sais trop, et ses états n’altéraient jamais leur fertilité. Il faisait pleuvoir des lettres du bout de ses doigts, et dans ses pixels je recherchais encore ses caresses, je voulais m’immerger dans ses univers. Quand j’ai la chance d’être près de lui, en tendant l’oreille je peux écouter sa pluie. Lui, il voulait plutôt laisser sa marque, comme Hansel et Gretel. Il faisait pleuvoir des lettres du bout de ses doigts, pour s’écrire une empreinte numérique.

1 commentaire:

L'intense a dit…

C'est toujours spécial de revisiter la page de Lilith ;) J'espère qu'elle écrit toujours,le jour ou la nuit, dans son tourbillon d'idées habituel