Trois. Dans cette bulle de métal et de pétrole.
Nous perçions l'air métropolitain vers un paradis en phase terminale.
Impatients de se faire accueillir par les nôtres pour ce répit de fin d'année.
À travers cette frontière diaphane, mon regard s'attardait paresseusement sur ces autres bulles de métal.
Toutes ces bulles... Tous ces caprices suicidaires...
Et nous la sentons tous, cette épée qui nous nargue, au-dessus des grands cerveaux que nous sommes.
Alors pourquoi? Pourquoi nous entêtons-nous?
Edward T. Hall fournit la base de la réponse dans Les distances chez l'homme ( 1971 ) . Il présente la version humaine des distances animales présentées par Hediger; distances de fuite, critique, personnelle et sociale. Les distances se manifestent chez nous, Américains de la côte Nord-Est normalement socialisés, sous quatre formes, les distances intime, personnelle, sociale et publique, qui elles-mêmes se déclinent en deux modes, proche et lointain. Je ne m'attarderai qu'à la distance intime, libre à vous de satisfaire votre curiosité, vous avez la source.
Quelques précisions avant de rentrer dans le vif du sujet:
Les distances sont départagées d'après les conséquences des modifications sensorielles. Nous chuchutons dans le creux de l'oreille et nous crions (habituellement) à celui qui est éloigné. Plusieurs causes entrent en jeu au moment de déterminer dans quelle distance nous nous plaçons, comme les sentiments réciproques, l'état d'esprit individuel, l'environnement. Même si ça vous semble improbable, l'être humain ne limite pas sa personne à sa peau. Je sais que sans que ma peau n'entre en contact avec la sienne, je le touche.
Dans l'intimité proche, la vision se déforme et nous baignons dans l'odeur et la chaleur de l'autre corps, le tout soulignant une relation d'engagement avec un autre corps. À cette distance, nous réconfortons et nous protègeons, par contre nous luttons aussi, mais surtout nous nous livrons dans ( ou à travers ) l'acte sexuel. Le contact physique, ou alors son imminence, obsède. La vue, altérée, devient secondaire, jusqu'au point où nous avons tendance à fermer les yeux. La voix brise le rêve, le murmure s'élève comme un mur entre les deux corps. C'est pourquoi que ce n'est qu'involontairement que nous rions, que nous soupirons.
L'intimité éloignée se situe entre 15 et 40 centimètres. La gêne ressentie est causée par la distortion du système visuel. La voix, étouffée ou murmurée, distrait des informations émises par le corps. On peut même sentir le champ de chaleur de l'autre corps. L'acuité visuelle souffre de la promiscuité.
D'où le : je n'aurais aucun problème à prendre le transport en commun si j'y étais seul. Même concept pour le covoiturage. Si nous nous décrispions un tant soit peu, peut-être qu'alors nous arriverions à recréer ce moment, presque vide, de transition entre la maison et le boulot, le boulot et la maison. Pouvons-nous ressentir le vide tout en étant entourés d'inconnus? La faute, en partie, à notre processus de socialisation. Qui nous interdit plaisir et détente lors de contact corporel avec des étrangers. Alors comment réagir dans ces chocs de corps à grande échelle? Nous érigeons nos barrières protectrices. Personne ne veut perdre la face. Faut retirer toute intimité à l'espace intime. Nous déshumaniser. Que nos corps ne soient plus peau, muscles, os et sang, mais plutôt caoutchouc, huile, métal et électricité. Dépourvus de sentiments, de désirs. Nous nous pétrifions, muscles contractés, tels des statues. Nous paralysons même nos yeux, qui perdent leur sens dans l'infini.
Pour nous préserver de ce malaise purement construit, nous brûlons du pétrole. Pour que cette bulle de métal soit le prolongement de notre peau, la vraie limite de notre corps.
jeudi 31 janvier 2008
vendredi 18 janvier 2008
Motus et bouche cousue
C'est maintenant.
Prendre sa place. Occuper son espace.
Ça vous semble facile? Eh bien, pas à moi.
J'ai une épine qui lancine. Un faux pli, faut croire.
Je m'efface rétrécit pâlit. À laver délicatement à la main.
Fibre endommagée. Trop de haute température, trop de séchage par culbutage.
Mon âme doit faire de l'arthrite, j'ai dû échapper quelques mailles.
Ma discrétion m'infligerait-elle une dysfonction?
Entourée de plusieurs ou entourée de personnes auxquelles je ne suis pas habituée, je me tais, ou presque.
Je peine à tenir un rôle actif dans certains groupes. Y'a des fois...
Y'a des fois, je ne suis simplement pas à l'aise. Surtout quand j'arrive dans un groupe de personnes qui se connaissent depuis déjà quelques années, ce qui donne que je n'ai aucune idée de ce dont ils parlent, que ce soit des personnes ou des histoires.
Y'a des fois, les litanies percutent bel et bien mes tympans, mais, quand les émetteurs ne semblent pas nourrir un intérêt à devenir récepteur, ce n'est certainement pas moi qui vais réclamer le droit de parole... Si on n'a pas l'air de vouloir m'écouter, pourquoi je parlerais?
Y'a des fois, je me sens (pré)jugée, comme si la presque totalité de ce que je suis devait se rapporter d'une manière ou d'une autre à un de mes traits de caractère, comme si ce dernier empiétant sur tous les autres, comme si j'étais réduite à ce défaut.
Et puis y'a beaucoup de fois, je ne sais simplement pas quel rôle prendre. Ou je n'arrive pas à m'exprimer à travers celui que je veux. Même si je le souhaite de toutes mes forces. Est-ce que je suis la copine? La connaissance? L'amie? Est-ce que je peux lâcher prise? Ou alors je reste réservée?
Y'a des schèmes qui ont été martelés à tant de reprises et si profondément que je n'arrive à me les extirper que si peu à la fois... Si peu que je doute parfois d'où j'en suis...
Y'a aussi des jours où j'arrive à y voir légèrement plus clair... et je me réjouis de la distance parcourue.
Y'a surtout ces fois où je ne suis que moi, sans limite ni ligne de conduite. Je ne représente ni la copine, ni l'amie d'une autre personne. Je suis moi. L'action qui devrait être la plus naturelle du monde, celle qui devrait couler de soi m'apparaît comme un oasis.
Je découds puis reprends des coutures ah et aussi je rapièce oh et je rehausse même de fioritures, ces jolis trucs qui rendent spéciale la personnalité... Même si le fil rompt de temps à autres, même s'il y a mille détails cruciaux,
j'aime bien coudre.
Prendre sa place. Occuper son espace.
Ça vous semble facile? Eh bien, pas à moi.
J'ai une épine qui lancine. Un faux pli, faut croire.
Je m'efface rétrécit pâlit. À laver délicatement à la main.
Fibre endommagée. Trop de haute température, trop de séchage par culbutage.
Mon âme doit faire de l'arthrite, j'ai dû échapper quelques mailles.
Ma discrétion m'infligerait-elle une dysfonction?
Entourée de plusieurs ou entourée de personnes auxquelles je ne suis pas habituée, je me tais, ou presque.
Je peine à tenir un rôle actif dans certains groupes. Y'a des fois...
Y'a des fois, je ne suis simplement pas à l'aise. Surtout quand j'arrive dans un groupe de personnes qui se connaissent depuis déjà quelques années, ce qui donne que je n'ai aucune idée de ce dont ils parlent, que ce soit des personnes ou des histoires.
Y'a des fois, les litanies percutent bel et bien mes tympans, mais, quand les émetteurs ne semblent pas nourrir un intérêt à devenir récepteur, ce n'est certainement pas moi qui vais réclamer le droit de parole... Si on n'a pas l'air de vouloir m'écouter, pourquoi je parlerais?
Y'a des fois, je me sens (pré)jugée, comme si la presque totalité de ce que je suis devait se rapporter d'une manière ou d'une autre à un de mes traits de caractère, comme si ce dernier empiétant sur tous les autres, comme si j'étais réduite à ce défaut.
Et puis y'a beaucoup de fois, je ne sais simplement pas quel rôle prendre. Ou je n'arrive pas à m'exprimer à travers celui que je veux. Même si je le souhaite de toutes mes forces. Est-ce que je suis la copine? La connaissance? L'amie? Est-ce que je peux lâcher prise? Ou alors je reste réservée?
Y'a des schèmes qui ont été martelés à tant de reprises et si profondément que je n'arrive à me les extirper que si peu à la fois... Si peu que je doute parfois d'où j'en suis...
Y'a aussi des jours où j'arrive à y voir légèrement plus clair... et je me réjouis de la distance parcourue.
Y'a surtout ces fois où je ne suis que moi, sans limite ni ligne de conduite. Je ne représente ni la copine, ni l'amie d'une autre personne. Je suis moi. L'action qui devrait être la plus naturelle du monde, celle qui devrait couler de soi m'apparaît comme un oasis.
Je découds puis reprends des coutures ah et aussi je rapièce oh et je rehausse même de fioritures, ces jolis trucs qui rendent spéciale la personnalité... Même si le fil rompt de temps à autres, même s'il y a mille détails cruciaux,
j'aime bien coudre.
Libellés :
Je-Vitrine,
Réflexion sournoise
mardi 15 janvier 2008
j'hésite
J'hésite...
Hier soir, j'ai écrit un message plutôt personnel, en ce sens qu'il racontait plus clairement que je ne le fais habituellement ma soirée, qui a plutôt foiré. Après l'avoir premièrement publié, je le retire. Et je me demande. Et j'hésite.
Jusqu'où vous sentez-vous à l'aise de décrire votre vie personnelle à des étrangers sur vos blogs?
Hier soir, j'ai écrit un message plutôt personnel, en ce sens qu'il racontait plus clairement que je ne le fais habituellement ma soirée, qui a plutôt foiré. Après l'avoir premièrement publié, je le retire. Et je me demande. Et j'hésite.
Jusqu'où vous sentez-vous à l'aise de décrire votre vie personnelle à des étrangers sur vos blogs?
vendredi 11 janvier 2008
La mitaine déchue et la personnification du non-vivant
Eh lectorat, je vous fais un formidable deux pour un!
Pour se mettre en appétit, une épopée montréalaise d'un p'tit bout de laine rose et crème...
J'ai une mitaine. Elle a une jumelle, et même un soeur tuque. L'une ne va pas sans l'autre, c'est un principe fondamental de leur vie. Et de la nôtre.
Un jour, je dépose innocemment et sans me douter du mal que je ferais mes deux mitaines de laine à mes pieds dans l'auto de mon copain pour malencontreusement les oublier là...
Quelques jours plus tard, de retour sur le lieu du crime, je fouille sous le banc du passager... Il est cependant trop tard, la fatalité s'est d'ores et déjà abattue sur les jumelles. Je n'en retrouve qu'une, esseulée, au bord du gouffre de la portière.
Je n'ai pas appelé les inspecteurs, je savais que l'autre était tombée et errait dans les rues grouillantes de malfrats de la grand'vile. J'ai voulu placarder sa photo et la faire imprimer sur les cartons de lait, mais je n'en avais pas. J'ai été réduite à photographier la survivante et inverser l'image virtuelle.
Quelques jours plus tard, alors que j'avais perdu tout espoir, je vis, au milieu de la rue devant mon appartement, la mitaine déchue! Avant qu'une cruelle automobile ne l'écrase d'un roulement de pneu d'hiver, je me précipitai sur cette asphalte invitant la mort et recueilli la disparue-et-retrouvée. Afin de me déculpabiliser, je lui promis de faire instaurer au moyen d'une pétition des panneaux pour sensibiliser les abjectes conducteurs: Attention à nos mitaines, ce pourrait être... la vôtre!
Trêve de divagations, voici une touche un tantinet plus sérieuse à ce message. Nous, humains, avec nos grands coeurs, avons tendance à prêter vie à l'inanimé. Comme moi et ma mitaine, bien que j'aie exagéré, ne vous en déplaise. Ce mécanisme se décline de manière souvent différente chez les hommes et chez les femmes. Du côté féminin, comme je viens de le prouver, il se manifeste chez des objets que nous utilisons dans notre vie quotidienne, auxquels nous devenons peu à peu attachées. Moufles, peluches, breloques. Chez les hommes, surtout les «vrais de vrais mâles», on observe la capacité à prêter des intentions au non-vivant, consciemment ou non, volontairement ou non. Le gars qui cherche comment accéder à une rue et qui voit ça comme un défi que la ville lui lance. Dans ce cas, c'est que comique, j'ai bien ri! Par contre, y'a aussi d'autres styles, comme celui qui peste pendant des heures contre la météo. Expliquez-moi comment on peut éprouver autant de rancoeur envers le vent! Faut bien rire...
Pour se mettre en appétit, une épopée montréalaise d'un p'tit bout de laine rose et crème...
J'ai une mitaine. Elle a une jumelle, et même un soeur tuque. L'une ne va pas sans l'autre, c'est un principe fondamental de leur vie. Et de la nôtre.
Un jour, je dépose innocemment et sans me douter du mal que je ferais mes deux mitaines de laine à mes pieds dans l'auto de mon copain pour malencontreusement les oublier là...
Quelques jours plus tard, de retour sur le lieu du crime, je fouille sous le banc du passager... Il est cependant trop tard, la fatalité s'est d'ores et déjà abattue sur les jumelles. Je n'en retrouve qu'une, esseulée, au bord du gouffre de la portière.
Je n'ai pas appelé les inspecteurs, je savais que l'autre était tombée et errait dans les rues grouillantes de malfrats de la grand'vile. J'ai voulu placarder sa photo et la faire imprimer sur les cartons de lait, mais je n'en avais pas. J'ai été réduite à photographier la survivante et inverser l'image virtuelle.
Quelques jours plus tard, alors que j'avais perdu tout espoir, je vis, au milieu de la rue devant mon appartement, la mitaine déchue! Avant qu'une cruelle automobile ne l'écrase d'un roulement de pneu d'hiver, je me précipitai sur cette asphalte invitant la mort et recueilli la disparue-et-retrouvée. Afin de me déculpabiliser, je lui promis de faire instaurer au moyen d'une pétition des panneaux pour sensibiliser les abjectes conducteurs: Attention à nos mitaines, ce pourrait être... la vôtre!
Trêve de divagations, voici une touche un tantinet plus sérieuse à ce message. Nous, humains, avec nos grands coeurs, avons tendance à prêter vie à l'inanimé. Comme moi et ma mitaine, bien que j'aie exagéré, ne vous en déplaise. Ce mécanisme se décline de manière souvent différente chez les hommes et chez les femmes. Du côté féminin, comme je viens de le prouver, il se manifeste chez des objets que nous utilisons dans notre vie quotidienne, auxquels nous devenons peu à peu attachées. Moufles, peluches, breloques. Chez les hommes, surtout les «vrais de vrais mâles», on observe la capacité à prêter des intentions au non-vivant, consciemment ou non, volontairement ou non. Le gars qui cherche comment accéder à une rue et qui voit ça comme un défi que la ville lui lance. Dans ce cas, c'est que comique, j'ai bien ri! Par contre, y'a aussi d'autres styles, comme celui qui peste pendant des heures contre la météo. Expliquez-moi comment on peut éprouver autant de rancoeur envers le vent! Faut bien rire...
dimanche 6 janvier 2008
Mon faux silence
Allez savoir pourquoi, depuis deux semaines, je ne fais pas jouer de musique chez moi aussi souvent ( lire: dès que j'y étais) qu'à l'habitude. Je lis en silence, j'écris en silence.
En silence? Ce serait une imposture d'invoquer le silence à Montréal!
Bien sûr, il y a quelques bruits lointains de circulation, mais il était une heure de la nuit.
Bien sûr, j'habite dans une maison de 53 ans, construite des mains de mon grand-père. J'entends sa digestion, j'entends ses os craquer.
Mais à une heure de la nuit, c'était mon coeur qui faisait le plus de bruit.
Je savourais mes derniers jours de vacances. Je me prélassais sur mon douillet divan, bien emmitouflée, une légère lumière tombant de derrière mon épaule. Tisane pomme-cannelle pour me réchauffer dans une main, Carnets de naufrage de Guillaume Vigneault pour me transporter dans l'autre.
Mes oreilles se remplissaient des bruits de ses mots. Tous leurs cliquetis, leurs ronronnements, leurs soupirs, leurs sanglots paisibles.
Et je me plaisais à devenir transparente et malléable, à me laisser porter par les vibrations de ces mots.
Et je m'étais à ce point incorporée à ce silence que lorsque je laissai échapper sans trop m'en apercevoir un gloussement étouffé, même pas un vrai éclat de rire, je me fis raidir moi-même d'avoir brisé cette atmosphère. Ce faux silence dans lequel je m'oubliais légèrement.
En silence? Ce serait une imposture d'invoquer le silence à Montréal!
Bien sûr, il y a quelques bruits lointains de circulation, mais il était une heure de la nuit.
Bien sûr, j'habite dans une maison de 53 ans, construite des mains de mon grand-père. J'entends sa digestion, j'entends ses os craquer.
Mais à une heure de la nuit, c'était mon coeur qui faisait le plus de bruit.
Je savourais mes derniers jours de vacances. Je me prélassais sur mon douillet divan, bien emmitouflée, une légère lumière tombant de derrière mon épaule. Tisane pomme-cannelle pour me réchauffer dans une main, Carnets de naufrage de Guillaume Vigneault pour me transporter dans l'autre.
Mes oreilles se remplissaient des bruits de ses mots. Tous leurs cliquetis, leurs ronronnements, leurs soupirs, leurs sanglots paisibles.
Et je me plaisais à devenir transparente et malléable, à me laisser porter par les vibrations de ces mots.
Et je m'étais à ce point incorporée à ce silence que lorsque je laissai échapper sans trop m'en apercevoir un gloussement étouffé, même pas un vrai éclat de rire, je me fis raidir moi-même d'avoir brisé cette atmosphère. Ce faux silence dans lequel je m'oubliais légèrement.
Libellés :
Fariboles de Noctambule,
Mon petit nombril,
Mond'art,
Tempo
jeudi 3 janvier 2008
Blogs
Je trouvais ça un tantinet risible de mettre une liste des blogs que je lis étant donné que je viens d'arriver. Mais ce matin, ça ne me tentait pas de me laver les cheveux et dans ces cas-là, je trouve facilement des choses plus importantes à faire pour l'instant. D'habitude, c'est nettoyer mon appart ou faire mes travaux, mais mon appart était déjà impeccable et je n'ai pas encore commencé ma session... Alors je vous présente, avec beaucoup de modestie, les blogs que je lis régulièrement. Chacun a des points forts que j'apprécie.
Expiation
Expiation ce soir.
Ouff....
J'ai réfléchi. Décortiqué. Extrapolé. Je me suis même glissée dans les chaussures de trois personnages en un court laps de temps.
J'ai ressenti le désir traverser d'un corps à l'autre, d'une âme à l'autre. Comme si j'étais tout simplement sur le chemin entre les deux. Désir refoulé, désir en éclosion, désir en explosion, désir en attente inhumaine de consommation...
J'ai été transpercée par les remords. Ceux qui dévorent de l'intérieur, qui, au lieu de s'estomper avec le sablier d'une vie, ne font que durement se concrétiser, s'envenimer, nous empoisonner. Ceux dont le venin nous ronge inlassablement. Ceux dans lesquels on reste figés, passant de gélatine à ciment, et nous d'humain à statue à moule creux.
J'ai entendu le tic-tac. Tous ces subtils fracas qui ponctuent nos journées. Qui creusent la peau. Pour ceux qui se rendent jusqu'à la peau burinée.
Expiation: Châtiment, peine imposés par lesquels on répare une faute, un crime.
Lorsque mal a été commis, les excuses ne suffisent pas.
Ouff....
J'ai réfléchi. Décortiqué. Extrapolé. Je me suis même glissée dans les chaussures de trois personnages en un court laps de temps.
J'ai ressenti le désir traverser d'un corps à l'autre, d'une âme à l'autre. Comme si j'étais tout simplement sur le chemin entre les deux. Désir refoulé, désir en éclosion, désir en explosion, désir en attente inhumaine de consommation...
J'ai été transpercée par les remords. Ceux qui dévorent de l'intérieur, qui, au lieu de s'estomper avec le sablier d'une vie, ne font que durement se concrétiser, s'envenimer, nous empoisonner. Ceux dont le venin nous ronge inlassablement. Ceux dans lesquels on reste figés, passant de gélatine à ciment, et nous d'humain à statue à moule creux.
J'ai entendu le tic-tac. Tous ces subtils fracas qui ponctuent nos journées. Qui creusent la peau. Pour ceux qui se rendent jusqu'à la peau burinée.
Expiation: Châtiment, peine imposés par lesquels on répare une faute, un crime.
Lorsque mal a été commis, les excuses ne suffisent pas.
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