Travail travail travail
L'excellence... Des bonnes notes... Des bonnes performances
L'esprit l'esprit l'esprit
Faut toujours qu'il ait raison.
Tu y crois pas? qu'il me dit, Bah j'vais t'y faire croire!
Dors moins dors moins dors moins c'est du temps perdu
Travaille plus travaille plus travaille plus hausse ta productivité!
Quand l'esprit dicte la conduite, il s'emballe...
Et tout devient flou...
On se dit que ça prouve qu'on va vite...
Jusqu'à frapper le mur.
Jusqu'à ce que le corps se rebelle en assenant un coup d'état au dictateur.
Tu voulais pas prendre le temps de te reposer?
J'vais t'y obliger, rétorque le corps.
En coupant le courant aux jambes.
T'auras pas le choix! pousse-t-il, à bout de souffle.
mercredi 28 novembre 2007
dimanche 25 novembre 2007
Figer les pensées
Mes mains. Si pâles.
Qui s'effacent derrière la brume dans mes yeux.
Mes mains.
Sur le carrelage froid.
Mon corps qui lâche prise qui s'affaisse doucement carrelage froid gravité décuplée.
Il faut que je dorme il faut que je lâche prise avant.
Néanmoins je me prélasse encore un peu.
Je ne suis plus donc je ne pense plus, je ne suis plus que le clivage entre le froid et le chaud.
Les tuiles dures et froides sous mes mains derrière mon dos
L'eau chaude qui atterit dans mes cheveux.
Plus reposant que vraiment dormir, je ne suis plus.
Je ne suis plus que la frontière entre le chaud et le froid.
Shh...
Qui s'effacent derrière la brume dans mes yeux.
Mes mains.
Sur le carrelage froid.
Mon corps qui lâche prise qui s'affaisse doucement carrelage froid gravité décuplée.
Il faut que je dorme il faut que je lâche prise avant.
Néanmoins je me prélasse encore un peu.
Je ne suis plus donc je ne pense plus, je ne suis plus que le clivage entre le froid et le chaud.
Les tuiles dures et froides sous mes mains derrière mon dos
L'eau chaude qui atterit dans mes cheveux.
Plus reposant que vraiment dormir, je ne suis plus.
Je ne suis plus que la frontière entre le chaud et le froid.
Shh...
samedi 24 novembre 2007
Mon temps et mon inconscient.
Ils apaisent.
Des tourments.
Derrière mes yeux.
Des fenêtres sur l'âme, dit-on.
C'est l'inverse du temps qu'il fait.
On regarde à travers la fenêtre les conditions à l'extérieur.
On regarde à travers les yeux le soleil, les étoiles, les nuages, les tempêtes de l'intérieur.
Ah et je ne sais plus.
Ils apaisent.
Des tourments.
Derrière mes yeux.
Des fenêtres sur l'âme, dit-on.
C'est l'inverse du temps qu'il fait.
On regarde à travers la fenêtre les conditions à l'extérieur.
On regarde à travers les yeux le soleil, les étoiles, les nuages, les tempêtes de l'intérieur.
Ah et je ne sais plus.
jeudi 22 novembre 2007
Quand la fatigue me dévore
Quand la fatigue me dévore/Et mes épaules craignent le pire/Pourrais-tu me serrer fort et m'empêcher de sortir/Fait longtemps
Corps brusqué par le manque de sommeil.
Engourdi. Incohérent.
Saturée de fatigue, même la caféine ne peut plus rien pour moi.
Et chaque fois, chaque fois
Quand ce poids s'abat sur moi
Tout s'alourdit mais je m'en demande encore plus
Je dormirai plus tard
C'est parce que je rêve que je ne dors pas
Parce que c'est maintenant qu'il le faut
Encore et toujours, sans trop savoir par quel miracle
Mes neurones s'électrisent et produisent
Jusqu'à se laisser... dormir
C'est pour m'offrir l'avenir de mon choix que j'hypothèque mon présent.
Foutues fins de session.
Corps brusqué par le manque de sommeil.
Engourdi. Incohérent.
Saturée de fatigue, même la caféine ne peut plus rien pour moi.
Et chaque fois, chaque fois
Quand ce poids s'abat sur moi
Tout s'alourdit mais je m'en demande encore plus
Je dormirai plus tard
C'est parce que je rêve que je ne dors pas
Parce que c'est maintenant qu'il le faut
Encore et toujours, sans trop savoir par quel miracle
Mes neurones s'électrisent et produisent
Jusqu'à se laisser... dormir
C'est pour m'offrir l'avenir de mon choix que j'hypothèque mon présent.
Foutues fins de session.
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Fariboles de Noctambule,
J'ai mal,
Tempo
mardi 20 novembre 2007
Le Vocabulaire
J'ai dit que j'attendrais d'être remise de la veille pour écrire là-dessus, mais le peu d'expérience que j'ai me prouve que c'est en rentrant de la job ou après une bonne soirée que j'écris le plus souvent. Là les deux facteurs sont réunis, alors je vais en profiter pour m'attarder sur ce que certains appellent le timing. GO
Y'a la vie.
LA vie.
Vie.
Foutaises!!!!
Y'a des vies...
Pleins de vies.
Un multitude, qui s'entrecroisent.
Comme des feuilles.
Certaines naissent une à côté de l'autre et ne verront jamais celles juste un peu plus loin.
Parce que trop enracinées.
Y'a les autres qui craquent, mal/menées par un tourbillon d'air.
Et on se croise.
Y'a de ces hasards dans nos vies... qui font arrêter de croire au simple hasard.
Y'a des vies qui se croisent, qui s'entrechoquent, qui se côtoient, qui font un bout en parallèle, qui se tricotent ensemble pour un temps.
Kundera, dans son célèbrissime Insoutenable Légèreté de l'Être, l'exprime sous forme de vocabulaire.
Tout au long de nos existences, nous nous construisons un vocabulaire. Que personne d'autre ne partage totalement. En partie, certes, mais jamais totalement.
Et à certains moments, comme des fenêtres, comme des passerelles, les vocabulaires de deux êtres concordent.
C'est là qu'il faut ériger les bases d'une relation.
Je parle de plusieurs types de relation.
À un certain point dans leur cheminement, deux individus sont similaires dans leurs concepts et schèmes de pensée.
Ils traduisent leurs idées dans un vocabulaire que l'autre peut comprendre parce qu'il s'y apparente.
Trop tôt: ils sont en terrain inconnu, ne savent pas trop si le prochain pas aboutira dans des sables mouvants.
Trop tard: ils ont beau se parler, tout dévie. On a une idée, on l'encrypte, on la transmet. On reçoit le message, on le traduit en idée... qui n'est pas nécessairement la même que celle de départ.
Diagnostic: Vocabulaire cristallisé.
On a déjà exploré, conçu son architecture, construit sa structure. Après, on ne fait que des rénos, on change la peinture.
On a déjà apposé les teintes de nos concepts fondamentaux sur nos rétines.
Par la suite, lorsque la structure est figée, deux filtres se trouvent, comme des obstacles, entre les interactants. Et entravent le partage.
Y'a la vie.
LA vie.
Vie.
Foutaises!!!!
Y'a des vies...
Pleins de vies.
Un multitude, qui s'entrecroisent.
Comme des feuilles.
Certaines naissent une à côté de l'autre et ne verront jamais celles juste un peu plus loin.
Parce que trop enracinées.
Y'a les autres qui craquent, mal/menées par un tourbillon d'air.
Et on se croise.
Y'a de ces hasards dans nos vies... qui font arrêter de croire au simple hasard.
Y'a des vies qui se croisent, qui s'entrechoquent, qui se côtoient, qui font un bout en parallèle, qui se tricotent ensemble pour un temps.
Kundera, dans son célèbrissime Insoutenable Légèreté de l'Être, l'exprime sous forme de vocabulaire.
Tout au long de nos existences, nous nous construisons un vocabulaire. Que personne d'autre ne partage totalement. En partie, certes, mais jamais totalement.
Et à certains moments, comme des fenêtres, comme des passerelles, les vocabulaires de deux êtres concordent.
C'est là qu'il faut ériger les bases d'une relation.
Je parle de plusieurs types de relation.
À un certain point dans leur cheminement, deux individus sont similaires dans leurs concepts et schèmes de pensée.
Ils traduisent leurs idées dans un vocabulaire que l'autre peut comprendre parce qu'il s'y apparente.
Trop tôt: ils sont en terrain inconnu, ne savent pas trop si le prochain pas aboutira dans des sables mouvants.
Trop tard: ils ont beau se parler, tout dévie. On a une idée, on l'encrypte, on la transmet. On reçoit le message, on le traduit en idée... qui n'est pas nécessairement la même que celle de départ.
Diagnostic: Vocabulaire cristallisé.
On a déjà exploré, conçu son architecture, construit sa structure. Après, on ne fait que des rénos, on change la peinture.
On a déjà apposé les teintes de nos concepts fondamentaux sur nos rétines.
Par la suite, lorsque la structure est figée, deux filtres se trouvent, comme des obstacles, entre les interactants. Et entravent le partage.
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Bouffées éthyliques,
L'Immensité
mercredi 14 novembre 2007
L'obscurité m'éclaire
Deux mémos sur l'obscurité:
Dans la nuit, c'est loin des lampadaires qu'on voit le mieux.
Pour voir clairement, vaut mieux ne pas fixer le point d'intérêt, question d'éviter les chimères.
Ça tourne à une vitesse effarante
Je ne trouve pas mes repères
Désorientée
L'esprit embrouillé, j'applique un baume musical sur mes oreilles et mes jambes me portent dans l'air satiné de la nuit. À grands coups d'oxygène, je me revigore. Mes pieds martèlent la route de terre battue au rythme des vagues de notes, et mon esprit dérive. Loin des lumières aveuglément artificielles, je me fraye un chemin sous la voie lactée. De la riche terre se sont extraits des croissances de feuilles, de bois et d'écorce qui se déploient majestueusement de part et d'autre de mon itinéraire.
Pour calmer les pensées qui tourbillonnent vertigineusement en moi, je me baigne dans cette simplicité, j'inspire et je m'inspire de ce naturel qui coule de soi, dans un ensemble paisiblement systémique...
Au dessus de moi, l'Immensité, celle qui semble immuable, celle qui est trompeuse...
Au dessus de toi, l'Immensité, celle qui offre ses étoiles aux marins en quête d'orientation...
Au dessus de nous, l'Immensité, celle qui fait miroiter des infinités de firmaments chatoyants...
Dans la nuit, c'est loin des lampadaires qu'on voit le mieux.
Pour voir clairement, vaut mieux ne pas fixer le point d'intérêt, question d'éviter les chimères.
Ça tourne à une vitesse effarante
Je ne trouve pas mes repères
Désorientée
L'esprit embrouillé, j'applique un baume musical sur mes oreilles et mes jambes me portent dans l'air satiné de la nuit. À grands coups d'oxygène, je me revigore. Mes pieds martèlent la route de terre battue au rythme des vagues de notes, et mon esprit dérive. Loin des lumières aveuglément artificielles, je me fraye un chemin sous la voie lactée. De la riche terre se sont extraits des croissances de feuilles, de bois et d'écorce qui se déploient majestueusement de part et d'autre de mon itinéraire.
Pour calmer les pensées qui tourbillonnent vertigineusement en moi, je me baigne dans cette simplicité, j'inspire et je m'inspire de ce naturel qui coule de soi, dans un ensemble paisiblement systémique...
Au dessus de moi, l'Immensité, celle qui semble immuable, celle qui est trompeuse...
Au dessus de toi, l'Immensité, celle qui offre ses étoiles aux marins en quête d'orientation...
Au dessus de nous, l'Immensité, celle qui fait miroiter des infinités de firmaments chatoyants...
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Vague à l'âme
mardi 13 novembre 2007
Désamorcer l'image
Des moules.
Des modes d'emploi.
Des «À (ne pas) faire».
Très franchement, l'étiquette «Femme» peut être lourde à porter.
Des fois.
Parce qu'il faut toujours être féminine.
Sans déroger à cette image polie (pas dans le sens de la politesse).
Il faut perpétuellement reluire de douceur.
Être une femme plutôt qu'un individu.
Question de bien partager ma perspective: à mes yeux, avant d'être homme ou femme, musulman ou athée, bûcheron ou notaire, on est des individus.
Pourtant, ce qui pèse lourdement dans cette étiquette «Femme», c'est le jugement, chez plusieurs, des actes et comportements en tant que «Femme» plutôt qu'individu.
Et c'est entre guillemets parce qu'il s'agit de l'image cristallisée, du stéréotype, de la norme.
Du rôle qu'on colle à ce statut.
Et je ne blâme surtout pas les hommes de mes maux. Il y a autant de pression d'un côté que de l'autre. Comme quoi c'est l'individu qui choisit d'adopter ces rôles.
Et puis hier soir, au Saint-Hub, j'avais cette propension à déconner avec mes collègues...
Je dois clarifier: j'ai beau me plaindre, je suis tout de même très féminine... Pas dans le style vestimentaire, pas dans mes interactions. Quelque chose dans ma personnalité, faut croire! Alors quand je distords mes traits en d'horribles grimaces, ça cause généralement une certaine déstabilisation, voire une attitude réfractaire selon le degré d'assimilation des rôles, chez les personnes qui ne me connaissent pas encore beaucoup. Ou on s'esclaffe!
Désarmorcer l'image de féminité absolue.
Ne croyez surtout pas qu'une fille féminine quand vous la croisez ne peut pas se balancer royalement des normes de son étiquette le moment suivant.
S'enliser dans des carcans.
S'étouffer dans des rôles.
S'évader des normes.
S'éparpiller en éclats de vivacité.
Être fidèle à soi, ne jamais en être qu'une partie.
Des modes d'emploi.
Des «À (ne pas) faire».
Très franchement, l'étiquette «Femme» peut être lourde à porter.
Des fois.
Parce qu'il faut toujours être féminine.
Sans déroger à cette image polie (pas dans le sens de la politesse).
Il faut perpétuellement reluire de douceur.
Être une femme plutôt qu'un individu.
Question de bien partager ma perspective: à mes yeux, avant d'être homme ou femme, musulman ou athée, bûcheron ou notaire, on est des individus.
Pourtant, ce qui pèse lourdement dans cette étiquette «Femme», c'est le jugement, chez plusieurs, des actes et comportements en tant que «Femme» plutôt qu'individu.
Et c'est entre guillemets parce qu'il s'agit de l'image cristallisée, du stéréotype, de la norme.
Du rôle qu'on colle à ce statut.
Et je ne blâme surtout pas les hommes de mes maux. Il y a autant de pression d'un côté que de l'autre. Comme quoi c'est l'individu qui choisit d'adopter ces rôles.
Et puis hier soir, au Saint-Hub, j'avais cette propension à déconner avec mes collègues...
Je dois clarifier: j'ai beau me plaindre, je suis tout de même très féminine... Pas dans le style vestimentaire, pas dans mes interactions. Quelque chose dans ma personnalité, faut croire! Alors quand je distords mes traits en d'horribles grimaces, ça cause généralement une certaine déstabilisation, voire une attitude réfractaire selon le degré d'assimilation des rôles, chez les personnes qui ne me connaissent pas encore beaucoup. Ou on s'esclaffe!
Désarmorcer l'image de féminité absolue.
Ne croyez surtout pas qu'une fille féminine quand vous la croisez ne peut pas se balancer royalement des normes de son étiquette le moment suivant.
S'enliser dans des carcans.
S'étouffer dans des rôles.
S'évader des normes.
S'éparpiller en éclats de vivacité.
Être fidèle à soi, ne jamais en être qu'une partie.
jeudi 8 novembre 2007
À moi À toi À nous
Ce soir, Véro, une amie de longue date (4e année) mais on and off est venue souper avec moi. On savait qu'on n'habitait pas très loin l'une de l'autre, mais on s'est aperçu que c'est seulement à 3 coins de rues!!! Les coïncidences de la vie.. Y'en a à n'en plus finir!
Au début, bien entendu, on s'est remises à jour de la vie de l'autre. C'est que l'eau a coulé sous les ponts depuis la dernière fois...
Ensuite, on s'est embarquées dans des sujets plus poussés. C'est drôle, elle a fait allusion à son premier amour, qui était très violent psychologiquement. J'ai poursuivi sur le sujet en y allant de ma propre expérience. La violence et le contrôle psychologique, la possessivité, l'impulsivité... La violence... Ce sont des actions qui ne devraient jamais être mélangées avec l'amour. Jamais.
Ça détruit. À petit feu. Pernicieusement. Par en dedans.
Ça ébranle sa conception de celle qu'on est. De ce qu'on peut juger être vrai ou erroné.
Ça s'insinue perversement dans notre être. Dans notre coeur, notre âme, notre corps.
Sans qu'on s'en rende compte. Sans qu'on se croit lorsqu'on doute.
L'appât, complètement hypocrite, a fonctionné. Le piège se referme lentement sur nous.
On perd nos repères. Les murs sont de plus en plus étroits.
On étouffe sans trop discerner clairement pourquoi.
Bien sûr.
Vous avez raison, il y a toujours une petite voix, à peine audible, qui sussure, sous strangulation, que le malaise n'est pas que pure invention, que notre position vaut la peine de s'y pencher.
Perte des repères, vous ai-je dit.
Désorientation. Étouffement des sens... puis de la raison...
Aveuglement. Pourquoi c'est moi qui devrais avoir raison?
Il ne faut pas que je parle à cet individu...
Ce qu'il dit pourrait être logique, mais ce que je pense aussi...
On s'est laissé imposer l'isolement.
Et on doute de soi. On perd le courage de nos opinions.
Même si on sait parfaitement que c'est insensé, on baisse les bras, lasses de se battre.
Le tout lentement, si peu à la fois.
Le tout indirectement, sans qu'aucun mot ne puisse détoner et déclencher la tempête tant repoussée.
Mais bien sûr, bien sûr que dans un couple, on peut toujours partir et qu'on se rechoisit à chaque jour.
On arrête d'aimer.
Vous devez comprendre que vous ne pouvez pas comprendre.
Vous ne savez pas ce qui se passe.
En quelques secondes, vous ne pouvez pas saisir ce qui se passe en plusieurs mois.
Et c'était la première fois que je partageais sur ce sujet, sur cette partie de ma vie, avec quelqu'un qui comprend, parce qu'elle l'avait déjà vécu.
Elle savait que tout s'effondrait par en dedans, si peu à la fois, si indirectement, qu'on n'y comprend rien soi-même. Le nez collé sur la situation, le focus ne réussit pas à se faire correctement, on ne distingue pas nos limites et ce qui les dépasse.
Par chance, l'inconscient survit et commence par lui-même le processus d'éloignement. C'est alors qu'il ne suffit que d'un déclic.
Et les poumons, comprimés depuis si longtemps, aspirent l'oxygène. Ils en avaient oublié l'énergie.
Et le cerveau, engourdi, se lance frénétiquement dans des introspections et des opinions autrefois bannies.
Et le corps hurle sa liberté.
Et la personnalité irradie.
Et on se promet de s'écouter.
Oh oui. Désormais, notre confiance ira à nous-même avant d'aller à quelqu'un d'autre.
Des pleurs opprimés plein les mains, on se jure qu'à partir de cet instant, quoi qu'il arrive, on a le droit et on fera passer sa propre personne avant quiconque.
Je suis la personne la plus importante dans ma vie. C'est pour moi que je la mène.
Bien sûr...
On s'en veut. Terriblement. On s'en veut de ne pas s'être fait confiance avant, bien que ç'aurait aussi pu être après. Cette rancoeur envers soi nous poursuit et nous obsède pendant des semaines. On s'en veut...
Puis maintenant, j'apprécie encore plus la valeur d'un «Va t'amuser de ton bord!» ou encore «Est-ce que tu te sens bien?»...
Au début, bien entendu, on s'est remises à jour de la vie de l'autre. C'est que l'eau a coulé sous les ponts depuis la dernière fois...
Ensuite, on s'est embarquées dans des sujets plus poussés. C'est drôle, elle a fait allusion à son premier amour, qui était très violent psychologiquement. J'ai poursuivi sur le sujet en y allant de ma propre expérience. La violence et le contrôle psychologique, la possessivité, l'impulsivité... La violence... Ce sont des actions qui ne devraient jamais être mélangées avec l'amour. Jamais.
Ça détruit. À petit feu. Pernicieusement. Par en dedans.
Ça ébranle sa conception de celle qu'on est. De ce qu'on peut juger être vrai ou erroné.
Ça s'insinue perversement dans notre être. Dans notre coeur, notre âme, notre corps.
Sans qu'on s'en rende compte. Sans qu'on se croit lorsqu'on doute.
L'appât, complètement hypocrite, a fonctionné. Le piège se referme lentement sur nous.
On perd nos repères. Les murs sont de plus en plus étroits.
On étouffe sans trop discerner clairement pourquoi.
Bien sûr.
Vous avez raison, il y a toujours une petite voix, à peine audible, qui sussure, sous strangulation, que le malaise n'est pas que pure invention, que notre position vaut la peine de s'y pencher.
Perte des repères, vous ai-je dit.
Désorientation. Étouffement des sens... puis de la raison...
Aveuglement. Pourquoi c'est moi qui devrais avoir raison?
Il ne faut pas que je parle à cet individu...
Ce qu'il dit pourrait être logique, mais ce que je pense aussi...
On s'est laissé imposer l'isolement.
Et on doute de soi. On perd le courage de nos opinions.
Même si on sait parfaitement que c'est insensé, on baisse les bras, lasses de se battre.
Le tout lentement, si peu à la fois.
Le tout indirectement, sans qu'aucun mot ne puisse détoner et déclencher la tempête tant repoussée.
Mais bien sûr, bien sûr que dans un couple, on peut toujours partir et qu'on se rechoisit à chaque jour.
On arrête d'aimer.
Vous devez comprendre que vous ne pouvez pas comprendre.
Vous ne savez pas ce qui se passe.
En quelques secondes, vous ne pouvez pas saisir ce qui se passe en plusieurs mois.
Et c'était la première fois que je partageais sur ce sujet, sur cette partie de ma vie, avec quelqu'un qui comprend, parce qu'elle l'avait déjà vécu.
Elle savait que tout s'effondrait par en dedans, si peu à la fois, si indirectement, qu'on n'y comprend rien soi-même. Le nez collé sur la situation, le focus ne réussit pas à se faire correctement, on ne distingue pas nos limites et ce qui les dépasse.
Par chance, l'inconscient survit et commence par lui-même le processus d'éloignement. C'est alors qu'il ne suffit que d'un déclic.
Et les poumons, comprimés depuis si longtemps, aspirent l'oxygène. Ils en avaient oublié l'énergie.
Et le cerveau, engourdi, se lance frénétiquement dans des introspections et des opinions autrefois bannies.
Et le corps hurle sa liberté.
Et la personnalité irradie.
Et on se promet de s'écouter.
Oh oui. Désormais, notre confiance ira à nous-même avant d'aller à quelqu'un d'autre.
Des pleurs opprimés plein les mains, on se jure qu'à partir de cet instant, quoi qu'il arrive, on a le droit et on fera passer sa propre personne avant quiconque.
Je suis la personne la plus importante dans ma vie. C'est pour moi que je la mène.
Bien sûr...
On s'en veut. Terriblement. On s'en veut de ne pas s'être fait confiance avant, bien que ç'aurait aussi pu être après. Cette rancoeur envers soi nous poursuit et nous obsède pendant des semaines. On s'en veut...
Puis maintenant, j'apprécie encore plus la valeur d'un «Va t'amuser de ton bord!» ou encore «Est-ce que tu te sens bien?»...
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Mon petit nombril
lundi 5 novembre 2007
De l'espace
C'est intriguant comment ça varie, le besoin d'espace pour soi.
Varie d'une personne à l'autre, d'une semaine à l'autre, de l'un à l'autre.
Sans trop en comprendre la ou les cause(s), pendant une poignée de jours, je ressens le besoin de me retrouver seule avec moi-même.
Autant durant certaines périodes, une activité désirée semble autrement plus colorée et invitante à deux, autant parfois le pendule poursuit sa course dans le sens opposé. Me retrouver seule dans un espace qui ne dépend que de moi m'apparait douillet, confortable et reposant. Et c'est là que j'ai le réflexe très humain de me justifier: tout le monde y trouve son compte, de temps en temps.
À un pôle de la pendule, l'extrême droite. On superpose ses espaces, calquant ses limites sur celles de l'autre. On s'enferme dans des frontières tracées par un autre individu que soi.
À l'autre pôle, l'extrême gauche. On est réticent à montrer à l'autre l'étendue de nos sentiments, on a, d'une certaine manière, peur de se l'avouer à soi-même. Les conséquences que ça entraînerait. On préfère polir son image d'indépendant.
Être capable de mener sa vie sans être soutenu.
Être capable d'offrir une partie intime de sa personne.
Prendre le risque. S'enrichir. Dans un échange.
Varie d'une personne à l'autre, d'une semaine à l'autre, de l'un à l'autre.
Sans trop en comprendre la ou les cause(s), pendant une poignée de jours, je ressens le besoin de me retrouver seule avec moi-même.
Autant durant certaines périodes, une activité désirée semble autrement plus colorée et invitante à deux, autant parfois le pendule poursuit sa course dans le sens opposé. Me retrouver seule dans un espace qui ne dépend que de moi m'apparait douillet, confortable et reposant. Et c'est là que j'ai le réflexe très humain de me justifier: tout le monde y trouve son compte, de temps en temps.
À un pôle de la pendule, l'extrême droite. On superpose ses espaces, calquant ses limites sur celles de l'autre. On s'enferme dans des frontières tracées par un autre individu que soi.
À l'autre pôle, l'extrême gauche. On est réticent à montrer à l'autre l'étendue de nos sentiments, on a, d'une certaine manière, peur de se l'avouer à soi-même. Les conséquences que ça entraînerait. On préfère polir son image d'indépendant.
Être capable de mener sa vie sans être soutenu.
Être capable d'offrir une partie intime de sa personne.
Prendre le risque. S'enrichir. Dans un échange.
dimanche 4 novembre 2007
Parce qu'on est «culturé»!
Un ami m'a dit qu'il n'y avait qu'environ 3% des visiteurs qui laissent des commentaires. Et c'est vrai que quand j'ai rien de pertinent ou qui n'ait pas déjà été vaguement dit ou qui ne serait pas bien reçu par le blogger, je passe mon tour. Ensuite, il m'a montré le compteur sur mon profil, et moi qui croyais qu'à peine 5-6 personnes savaient que ce blog existait, je me suis rendu compte qu'il y en avait peut-être un peu plus...
Alors, ça m'a décidé à lancer un concept, les chansons à répondre. De temps à autres, je vous donne quelques vers d'une chanson, et vous devinez l'artiste et le titre. Avec trois réponses accumulées, vous choisissez le sujet d'un éventuel post. Je sais que ça serait trop facile de googler les paroles, mais qui n'essaie rien (et ne fais jamais confiance) n'a rien!
Play
Une femme vient en rêve me visiter chaque soir.«Ne me laisse pas tomber» me dit-elle sans pitié. Qui est-elle? Je ne sais! Celle qui calmera mes cris. Celle qui bercera mes nuits. Chaque fois que je tomberai...
Take a guess, faites vos jeux!
Alors, ça m'a décidé à lancer un concept, les chansons à répondre. De temps à autres, je vous donne quelques vers d'une chanson, et vous devinez l'artiste et le titre. Avec trois réponses accumulées, vous choisissez le sujet d'un éventuel post. Je sais que ça serait trop facile de googler les paroles, mais qui n'essaie rien (et ne fais jamais confiance) n'a rien!
Play
Une femme vient en rêve me visiter chaque soir.«Ne me laisse pas tomber» me dit-elle sans pitié. Qui est-elle? Je ne sais! Celle qui calmera mes cris. Celle qui bercera mes nuits. Chaque fois que je tomberai...
Take a guess, faites vos jeux!
Mes harmonies
Je me sens toute puissante.
Je me sens en contrôle.
Je me suis accordée et mise au diapason avec mon environnement.
En harmonie avec ma vie.
Un équilibre, le mien dans l'ici-maintenant, sort peu à peu du brouillard.
Il se précise et s'affine.
Je me sens toute puissante,
je me sens en contrôle.
Plutôt que de taper du pied en suivant la musique, je suis le premier violon.
Je teinte mes mélodies à mon gré. Ma volonté.
J'imprègne mes notes des émotions que je veux transmettre.
Chaque vibration qui émane de moi reflète ce que je veux lui faire refléter.
Je ne suis pas le chef d'orchestre,
ce rôle est réservé à ceux qui prennent beaucoup de place,
beaucoup plus que moi.
Cependant ce soir,
je me sens tout puissante,
je me sens en contrôle.
Pas en contrôle des autres.
Pas en contrôle d'autres individus.
En contrôle de moi,
en contrôle de mon environnement.
Et parce que je dégage cette confiance en moi, en vous, en l'avenir,
tout est déjà infiniment plus facile.
Parce que j'ai entré dans la danse.
Parce que je dicte mes pas.
Et vos pieds n'ont pas intérêt à se trouver là où je veux déposer les miens.
Je me sens en contrôle.
Je me suis accordée et mise au diapason avec mon environnement.
En harmonie avec ma vie.
Un équilibre, le mien dans l'ici-maintenant, sort peu à peu du brouillard.
Il se précise et s'affine.
Je me sens toute puissante,
je me sens en contrôle.
Plutôt que de taper du pied en suivant la musique, je suis le premier violon.
Je teinte mes mélodies à mon gré. Ma volonté.
J'imprègne mes notes des émotions que je veux transmettre.
Chaque vibration qui émane de moi reflète ce que je veux lui faire refléter.
Je ne suis pas le chef d'orchestre,
ce rôle est réservé à ceux qui prennent beaucoup de place,
beaucoup plus que moi.
Cependant ce soir,
je me sens tout puissante,
je me sens en contrôle.
Pas en contrôle des autres.
Pas en contrôle d'autres individus.
En contrôle de moi,
en contrôle de mon environnement.
Et parce que je dégage cette confiance en moi, en vous, en l'avenir,
tout est déjà infiniment plus facile.
Parce que j'ai entré dans la danse.
Parce que je dicte mes pas.
Et vos pieds n'ont pas intérêt à se trouver là où je veux déposer les miens.
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