Des moules.
Des modes d'emploi.
Des «À (ne pas) faire».
Très franchement, l'étiquette «Femme» peut être lourde à porter.
Des fois.
Parce qu'il faut toujours être féminine.
Sans déroger à cette image polie (pas dans le sens de la politesse).
Il faut perpétuellement reluire de douceur.
Être une femme plutôt qu'un individu.
Question de bien partager ma perspective: à mes yeux, avant d'être homme ou femme, musulman ou athée, bûcheron ou notaire, on est des individus.
Pourtant, ce qui pèse lourdement dans cette étiquette «Femme», c'est le jugement, chez plusieurs, des actes et comportements en tant que «Femme» plutôt qu'individu.
Et c'est entre guillemets parce qu'il s'agit de l'image cristallisée, du stéréotype, de la norme.
Du rôle qu'on colle à ce statut.
Et je ne blâme surtout pas les hommes de mes maux. Il y a autant de pression d'un côté que de l'autre. Comme quoi c'est l'individu qui choisit d'adopter ces rôles.
Et puis hier soir, au Saint-Hub, j'avais cette propension à déconner avec mes collègues...
Je dois clarifier: j'ai beau me plaindre, je suis tout de même très féminine... Pas dans le style vestimentaire, pas dans mes interactions. Quelque chose dans ma personnalité, faut croire! Alors quand je distords mes traits en d'horribles grimaces, ça cause généralement une certaine déstabilisation, voire une attitude réfractaire selon le degré d'assimilation des rôles, chez les personnes qui ne me connaissent pas encore beaucoup. Ou on s'esclaffe!
Désarmorcer l'image de féminité absolue.
Ne croyez surtout pas qu'une fille féminine quand vous la croisez ne peut pas se balancer royalement des normes de son étiquette le moment suivant.
S'enliser dans des carcans.
S'étouffer dans des rôles.
S'évader des normes.
S'éparpiller en éclats de vivacité.
Être fidèle à soi, ne jamais en être qu'une partie.
mardi 13 novembre 2007
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