lundi 5 novembre 2007

De l'espace

C'est intriguant comment ça varie, le besoin d'espace pour soi.
Varie d'une personne à l'autre, d'une semaine à l'autre, de l'un à l'autre.
Sans trop en comprendre la ou les cause(s), pendant une poignée de jours, je ressens le besoin de me retrouver seule avec moi-même.

Autant durant certaines périodes, une activité désirée semble autrement plus colorée et invitante à deux, autant parfois le pendule poursuit sa course dans le sens opposé. Me retrouver seule dans un espace qui ne dépend que de moi m'apparait douillet, confortable et reposant. Et c'est là que j'ai le réflexe très humain de me justifier: tout le monde y trouve son compte, de temps en temps.

À un pôle de la pendule, l'extrême droite. On superpose ses espaces, calquant ses limites sur celles de l'autre. On s'enferme dans des frontières tracées par un autre individu que soi.

À l'autre pôle, l'extrême gauche. On est réticent à montrer à l'autre l'étendue de nos sentiments, on a, d'une certaine manière, peur de se l'avouer à soi-même. Les conséquences que ça entraînerait. On préfère polir son image d'indépendant.

Être capable de mener sa vie sans être soutenu.
Être capable d'offrir une partie intime de sa personne.
Prendre le risque. S'enrichir. Dans un échange.

1 commentaire:

Le Voyou du Bayou a dit…

Plusieurs ont peur de la solitude alors que d'autres en ont vraiment besoin pour mener leur vie.

J'appartiens à la deuxième catégorie et je crois que je serai toujours incapable de passer plusieurs journées en ligne avec la même personne sans avoir le vif besoin de sacrer mon camp pendant une journée de temps... Ce qui est triste c'est que y'a des gens qui sont pas capables de comprendre ça et qui y voient un problème personnel ou de couple. Et c'est alors que le désir de se resourcer ou de prendre du temps seul avec soi-même est interprété tout croche et cause des frictions. COMME LA VIE EST BELLE PARFOIS.