J'ai dit que j'attendrais d'être remise de la veille pour écrire là-dessus, mais le peu d'expérience que j'ai me prouve que c'est en rentrant de la job ou après une bonne soirée que j'écris le plus souvent. Là les deux facteurs sont réunis, alors je vais en profiter pour m'attarder sur ce que certains appellent le timing. GO
Y'a la vie.
LA vie.
Vie.
Foutaises!!!!
Y'a des vies...
Pleins de vies.
Un multitude, qui s'entrecroisent.
Comme des feuilles.
Certaines naissent une à côté de l'autre et ne verront jamais celles juste un peu plus loin.
Parce que trop enracinées.
Y'a les autres qui craquent, mal/menées par un tourbillon d'air.
Et on se croise.
Y'a de ces hasards dans nos vies... qui font arrêter de croire au simple hasard.
Y'a des vies qui se croisent, qui s'entrechoquent, qui se côtoient, qui font un bout en parallèle, qui se tricotent ensemble pour un temps.
Kundera, dans son célèbrissime Insoutenable Légèreté de l'Être, l'exprime sous forme de vocabulaire.
Tout au long de nos existences, nous nous construisons un vocabulaire. Que personne d'autre ne partage totalement. En partie, certes, mais jamais totalement.
Et à certains moments, comme des fenêtres, comme des passerelles, les vocabulaires de deux êtres concordent.
C'est là qu'il faut ériger les bases d'une relation.
Je parle de plusieurs types de relation.
À un certain point dans leur cheminement, deux individus sont similaires dans leurs concepts et schèmes de pensée.
Ils traduisent leurs idées dans un vocabulaire que l'autre peut comprendre parce qu'il s'y apparente.
Trop tôt: ils sont en terrain inconnu, ne savent pas trop si le prochain pas aboutira dans des sables mouvants.
Trop tard: ils ont beau se parler, tout dévie. On a une idée, on l'encrypte, on la transmet. On reçoit le message, on le traduit en idée... qui n'est pas nécessairement la même que celle de départ.
Diagnostic: Vocabulaire cristallisé.
On a déjà exploré, conçu son architecture, construit sa structure. Après, on ne fait que des rénos, on change la peinture.
On a déjà apposé les teintes de nos concepts fondamentaux sur nos rétines.
Par la suite, lorsque la structure est figée, deux filtres se trouvent, comme des obstacles, entre les interactants. Et entravent le partage.
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5 commentaires:
Intéressant ce Kundera. Et ton post, aussi.
Je suis un de ceux qui croient en un certain destin. Non, pas un destin déja établis où nous ne pouvons rien changer, mais plutôt un destin où se trouve plusieurs chemins et selon ceux que nous prenons, nous allons en retirer certaines connaissances. Je crois que si nous rencontons quelqu'un, c'est parce que nous avons quelque chose à apprendre de ces personnes. Si nous n'apprenons rien, c'est vraisemblablement parce que nous n'étions pas prêt à apprendre. Pour moi, la vie c'est une quête d'apprentissages. (partie 1 de ton texte)
Ensuite, pour ce qui est du vocabulaire qui joue un rôle incroyablement important, je suis entièrement d'accord. Il faudrait bien que je lis son livre afin d'en savoir plus.
Merci pour ce post!
Le fait d'apprendre ou non des personnes jouant un rôle dans nos vies, qu'il soit positif ou négatif ou même un mélange, dépend grandement de notre ouverture et de notre gestion des émotions...d'après moi...
Certes, sans aucunes ouvertures d'esprit ou un manque de gestion des émotions, comment pourrait-il être possible de pouvoir apprendre des relations négatives? Elles sont les relations qui sont le plus demandantes physiquement et mentalement, mais ce sont aussi ces relations négatives qui nous apprennent le plus!
Une relation positive ne fait que consolider notre vécu (perception, comportements, etc.) tandis qu'une relation négative porte un certain jugement sur ce même vécu, et ce jugement vient souvent à l'encontre de nos pensées qui amènent nécessairement une réflexion. La relation positive n'apporte pas toujours cette réflexion, mais il est de même pour la relation négative si nous ne sommes pas prêts à y faire face.
Mm je vais te contredire sur un point!
Je dois dire qu'une relation particulièrement intense et profondément positive m'a prouvé le contraire, j'ai énormément appris. Peut-être en partie parce qu'au sein de cette relation, aucun hésitait à aborder des sujets plus difficiles... Bien entendu, la communication est à peine teintée, grâce à la concordance des vocabulaires!!
Je crois qu'il y a toujours matière à apprendre partout, suffit d'être éveillé!
Bah, c'est ça qui arrive quand j'essaie de tenir ça plutôt court, je coupe du sens ici et là, des fois!
Nous ne sommes pas en désaccord du tout, je suis tout à fait d'accord avec toi qu'une relation positive PEUT et certainement VA aider. Cependant, par mon expérience personnelle, je trouve que les relations négatives m'ont beaucoup plus aidés que les relations positives. Peut-être que ce n'est qu'une question de perspective! ;)
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