Un de ces sourires dont on se souvient encore après des siècles.
Ses traits imprégnés de quiétude.
Et la lenteur, cette éternelle. Qui étirait le temps, à croire qu'il se serait engourdi.
C'était la première fois que je le voyais léger.
J'avais oublié que le soleil continuait sa course, jusqu'à ce qu'il pointe au loin.
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mercredi 16 avril 2008
vendredi 14 mars 2008
Perdre le sens
Dans ma tête, des mots défilent.
Il y avait mes mots préférés.
Ceux qui portent en leurs symboles des bribes de mémoire.
Eux qui ont déjà rimé avec vivacité, douceur ou réconfort, ils sont devenus trop lourds de sens. Leurs liens avec le passé me tiraient vers des sentiments révolus chaque fois qu'ils traversaient mon esprit.
Puis, au fur et à mesure que les horloges égrenaient leurs tic-tac, ces mots rattachés à lui pâlissent, perdent leur sens. Ils ne me projettent plus subitement dans des vestiges. De plus en plus blafards, les liens s'amenuisent. Leur emprise s'affaiblit de sorte qu'ils peuvent maintenant seulement effleurer mes pensées sans les accabler. Et c'est alors que s'esquisse, de temps à autres, un vague sourire, mû par des reliques d'un nous.
Calme ou vide des mots, quoi qu'il soit, il apaise.
Puisse la langueur, qui ralentit mes mouvements, ainsi s'estomper.
Il y avait mes mots préférés.
Ceux qui portent en leurs symboles des bribes de mémoire.
Eux qui ont déjà rimé avec vivacité, douceur ou réconfort, ils sont devenus trop lourds de sens. Leurs liens avec le passé me tiraient vers des sentiments révolus chaque fois qu'ils traversaient mon esprit.
Puis, au fur et à mesure que les horloges égrenaient leurs tic-tac, ces mots rattachés à lui pâlissent, perdent leur sens. Ils ne me projettent plus subitement dans des vestiges. De plus en plus blafards, les liens s'amenuisent. Leur emprise s'affaiblit de sorte qu'ils peuvent maintenant seulement effleurer mes pensées sans les accabler. Et c'est alors que s'esquisse, de temps à autres, un vague sourire, mû par des reliques d'un nous.
Calme ou vide des mots, quoi qu'il soit, il apaise.
Puisse la langueur, qui ralentit mes mouvements, ainsi s'estomper.
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Vague à l'âme
jeudi 7 février 2008
Les joues en pomme
Hier soir, en revenant de faire du trois-skis avec mon neveu.
Mathieu- C'est le fun quand tu viens garder matante, t'es une super bonne gardienne! (avec des joues comme des pommes)
Moi-Ahah merci... C'est drôle, j'suis ta gardienne-tante! (avec une grimace à l'idée du titre)
Mathieu- Mais t'es une bonne matante! J'suis sûr que quand tu vas avoir un enfant, tu vas être une vraiment bonne maman! (avec toute la sincérité de ses dix hivers)
Moi- Dans un poignée d'années, tu viendras les garder?
Ce que j'ai gardé pour moi, c'est que quand je suis avec lui et sa soeur, la hâte d'y être me chatouille. Ils sont mes merveilles.
Mathieu- C'est le fun quand tu viens garder matante, t'es une super bonne gardienne! (avec des joues comme des pommes)
Moi-Ahah merci... C'est drôle, j'suis ta gardienne-tante! (avec une grimace à l'idée du titre)
Mathieu- Mais t'es une bonne matante! J'suis sûr que quand tu vas avoir un enfant, tu vas être une vraiment bonne maman! (avec toute la sincérité de ses dix hivers)
Moi- Dans un poignée d'années, tu viendras les garder?
Ce que j'ai gardé pour moi, c'est que quand je suis avec lui et sa soeur, la hâte d'y être me chatouille. Ils sont mes merveilles.
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dimanche 6 janvier 2008
Mon faux silence
Allez savoir pourquoi, depuis deux semaines, je ne fais pas jouer de musique chez moi aussi souvent ( lire: dès que j'y étais) qu'à l'habitude. Je lis en silence, j'écris en silence.
En silence? Ce serait une imposture d'invoquer le silence à Montréal!
Bien sûr, il y a quelques bruits lointains de circulation, mais il était une heure de la nuit.
Bien sûr, j'habite dans une maison de 53 ans, construite des mains de mon grand-père. J'entends sa digestion, j'entends ses os craquer.
Mais à une heure de la nuit, c'était mon coeur qui faisait le plus de bruit.
Je savourais mes derniers jours de vacances. Je me prélassais sur mon douillet divan, bien emmitouflée, une légère lumière tombant de derrière mon épaule. Tisane pomme-cannelle pour me réchauffer dans une main, Carnets de naufrage de Guillaume Vigneault pour me transporter dans l'autre.
Mes oreilles se remplissaient des bruits de ses mots. Tous leurs cliquetis, leurs ronronnements, leurs soupirs, leurs sanglots paisibles.
Et je me plaisais à devenir transparente et malléable, à me laisser porter par les vibrations de ces mots.
Et je m'étais à ce point incorporée à ce silence que lorsque je laissai échapper sans trop m'en apercevoir un gloussement étouffé, même pas un vrai éclat de rire, je me fis raidir moi-même d'avoir brisé cette atmosphère. Ce faux silence dans lequel je m'oubliais légèrement.
En silence? Ce serait une imposture d'invoquer le silence à Montréal!
Bien sûr, il y a quelques bruits lointains de circulation, mais il était une heure de la nuit.
Bien sûr, j'habite dans une maison de 53 ans, construite des mains de mon grand-père. J'entends sa digestion, j'entends ses os craquer.
Mais à une heure de la nuit, c'était mon coeur qui faisait le plus de bruit.
Je savourais mes derniers jours de vacances. Je me prélassais sur mon douillet divan, bien emmitouflée, une légère lumière tombant de derrière mon épaule. Tisane pomme-cannelle pour me réchauffer dans une main, Carnets de naufrage de Guillaume Vigneault pour me transporter dans l'autre.
Mes oreilles se remplissaient des bruits de ses mots. Tous leurs cliquetis, leurs ronronnements, leurs soupirs, leurs sanglots paisibles.
Et je me plaisais à devenir transparente et malléable, à me laisser porter par les vibrations de ces mots.
Et je m'étais à ce point incorporée à ce silence que lorsque je laissai échapper sans trop m'en apercevoir un gloussement étouffé, même pas un vrai éclat de rire, je me fis raidir moi-même d'avoir brisé cette atmosphère. Ce faux silence dans lequel je m'oubliais légèrement.
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mercredi 5 décembre 2007
Liste de cadeau
Bonjour Père Noël!
Cette année, j'ai été sage; j'ai repensé ma vie, j'ai pris des grosses décisions, j'ai tout chambardé pour qu'une fois tout le superficiel détruit, il ne reste plus que moi.
J'ai fait de gros efforts. Et j'en fais encore. Je ne baisserai pas les bras.
Je suis peut-être comme un phénix, qui brûle complètement une fois au bout de ses forces pour ensuite renaître de ses cendres.
Cette année, j'ai été sage. J'aimerais recevoir un cadeau fantastique, celui auquel tout occidental rêve: du temps.
Donne-moi un peu de temps, il doit bien en avoir des surplus à l'entrepôt. M'en fiche s'il est presque périmé.
Comme ça j'aurais le temps de ne rien faire de productif... On se sent comment déjà?
J'aurais le temps d'écrire, j'ai des millions d'idées mais pas le temps de les coucher.
Salue la Mère Noël de ma part.
Lilith
Cette année, j'ai été sage; j'ai repensé ma vie, j'ai pris des grosses décisions, j'ai tout chambardé pour qu'une fois tout le superficiel détruit, il ne reste plus que moi.
J'ai fait de gros efforts. Et j'en fais encore. Je ne baisserai pas les bras.
Je suis peut-être comme un phénix, qui brûle complètement une fois au bout de ses forces pour ensuite renaître de ses cendres.
Cette année, j'ai été sage. J'aimerais recevoir un cadeau fantastique, celui auquel tout occidental rêve: du temps.
Donne-moi un peu de temps, il doit bien en avoir des surplus à l'entrepôt. M'en fiche s'il est presque périmé.
Comme ça j'aurais le temps de ne rien faire de productif... On se sent comment déjà?
J'aurais le temps d'écrire, j'ai des millions d'idées mais pas le temps de les coucher.
Salue la Mère Noël de ma part.
Lilith
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mercredi 28 novembre 2007
Qui est aux commandes?
Travail travail travail
L'excellence... Des bonnes notes... Des bonnes performances
L'esprit l'esprit l'esprit
Faut toujours qu'il ait raison.
Tu y crois pas? qu'il me dit, Bah j'vais t'y faire croire!
Dors moins dors moins dors moins c'est du temps perdu
Travaille plus travaille plus travaille plus hausse ta productivité!
Quand l'esprit dicte la conduite, il s'emballe...
Et tout devient flou...
On se dit que ça prouve qu'on va vite...
Jusqu'à frapper le mur.
Jusqu'à ce que le corps se rebelle en assenant un coup d'état au dictateur.
Tu voulais pas prendre le temps de te reposer?
J'vais t'y obliger, rétorque le corps.
En coupant le courant aux jambes.
T'auras pas le choix! pousse-t-il, à bout de souffle.
L'excellence... Des bonnes notes... Des bonnes performances
L'esprit l'esprit l'esprit
Faut toujours qu'il ait raison.
Tu y crois pas? qu'il me dit, Bah j'vais t'y faire croire!
Dors moins dors moins dors moins c'est du temps perdu
Travaille plus travaille plus travaille plus hausse ta productivité!
Quand l'esprit dicte la conduite, il s'emballe...
Et tout devient flou...
On se dit que ça prouve qu'on va vite...
Jusqu'à frapper le mur.
Jusqu'à ce que le corps se rebelle en assenant un coup d'état au dictateur.
Tu voulais pas prendre le temps de te reposer?
J'vais t'y obliger, rétorque le corps.
En coupant le courant aux jambes.
T'auras pas le choix! pousse-t-il, à bout de souffle.
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dimanche 25 novembre 2007
Figer les pensées
Mes mains. Si pâles.
Qui s'effacent derrière la brume dans mes yeux.
Mes mains.
Sur le carrelage froid.
Mon corps qui lâche prise qui s'affaisse doucement carrelage froid gravité décuplée.
Il faut que je dorme il faut que je lâche prise avant.
Néanmoins je me prélasse encore un peu.
Je ne suis plus donc je ne pense plus, je ne suis plus que le clivage entre le froid et le chaud.
Les tuiles dures et froides sous mes mains derrière mon dos
L'eau chaude qui atterit dans mes cheveux.
Plus reposant que vraiment dormir, je ne suis plus.
Je ne suis plus que la frontière entre le chaud et le froid.
Shh...
Qui s'effacent derrière la brume dans mes yeux.
Mes mains.
Sur le carrelage froid.
Mon corps qui lâche prise qui s'affaisse doucement carrelage froid gravité décuplée.
Il faut que je dorme il faut que je lâche prise avant.
Néanmoins je me prélasse encore un peu.
Je ne suis plus donc je ne pense plus, je ne suis plus que le clivage entre le froid et le chaud.
Les tuiles dures et froides sous mes mains derrière mon dos
L'eau chaude qui atterit dans mes cheveux.
Plus reposant que vraiment dormir, je ne suis plus.
Je ne suis plus que la frontière entre le chaud et le froid.
Shh...
jeudi 22 novembre 2007
Quand la fatigue me dévore
Quand la fatigue me dévore/Et mes épaules craignent le pire/Pourrais-tu me serrer fort et m'empêcher de sortir/Fait longtemps
Corps brusqué par le manque de sommeil.
Engourdi. Incohérent.
Saturée de fatigue, même la caféine ne peut plus rien pour moi.
Et chaque fois, chaque fois
Quand ce poids s'abat sur moi
Tout s'alourdit mais je m'en demande encore plus
Je dormirai plus tard
C'est parce que je rêve que je ne dors pas
Parce que c'est maintenant qu'il le faut
Encore et toujours, sans trop savoir par quel miracle
Mes neurones s'électrisent et produisent
Jusqu'à se laisser... dormir
C'est pour m'offrir l'avenir de mon choix que j'hypothèque mon présent.
Foutues fins de session.
Corps brusqué par le manque de sommeil.
Engourdi. Incohérent.
Saturée de fatigue, même la caféine ne peut plus rien pour moi.
Et chaque fois, chaque fois
Quand ce poids s'abat sur moi
Tout s'alourdit mais je m'en demande encore plus
Je dormirai plus tard
C'est parce que je rêve que je ne dors pas
Parce que c'est maintenant qu'il le faut
Encore et toujours, sans trop savoir par quel miracle
Mes neurones s'électrisent et produisent
Jusqu'à se laisser... dormir
C'est pour m'offrir l'avenir de mon choix que j'hypothèque mon présent.
Foutues fins de session.
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J'ai mal,
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lundi 5 novembre 2007
De l'espace
C'est intriguant comment ça varie, le besoin d'espace pour soi.
Varie d'une personne à l'autre, d'une semaine à l'autre, de l'un à l'autre.
Sans trop en comprendre la ou les cause(s), pendant une poignée de jours, je ressens le besoin de me retrouver seule avec moi-même.
Autant durant certaines périodes, une activité désirée semble autrement plus colorée et invitante à deux, autant parfois le pendule poursuit sa course dans le sens opposé. Me retrouver seule dans un espace qui ne dépend que de moi m'apparait douillet, confortable et reposant. Et c'est là que j'ai le réflexe très humain de me justifier: tout le monde y trouve son compte, de temps en temps.
À un pôle de la pendule, l'extrême droite. On superpose ses espaces, calquant ses limites sur celles de l'autre. On s'enferme dans des frontières tracées par un autre individu que soi.
À l'autre pôle, l'extrême gauche. On est réticent à montrer à l'autre l'étendue de nos sentiments, on a, d'une certaine manière, peur de se l'avouer à soi-même. Les conséquences que ça entraînerait. On préfère polir son image d'indépendant.
Être capable de mener sa vie sans être soutenu.
Être capable d'offrir une partie intime de sa personne.
Prendre le risque. S'enrichir. Dans un échange.
Varie d'une personne à l'autre, d'une semaine à l'autre, de l'un à l'autre.
Sans trop en comprendre la ou les cause(s), pendant une poignée de jours, je ressens le besoin de me retrouver seule avec moi-même.
Autant durant certaines périodes, une activité désirée semble autrement plus colorée et invitante à deux, autant parfois le pendule poursuit sa course dans le sens opposé. Me retrouver seule dans un espace qui ne dépend que de moi m'apparait douillet, confortable et reposant. Et c'est là que j'ai le réflexe très humain de me justifier: tout le monde y trouve son compte, de temps en temps.
À un pôle de la pendule, l'extrême droite. On superpose ses espaces, calquant ses limites sur celles de l'autre. On s'enferme dans des frontières tracées par un autre individu que soi.
À l'autre pôle, l'extrême gauche. On est réticent à montrer à l'autre l'étendue de nos sentiments, on a, d'une certaine manière, peur de se l'avouer à soi-même. Les conséquences que ça entraînerait. On préfère polir son image d'indépendant.
Être capable de mener sa vie sans être soutenu.
Être capable d'offrir une partie intime de sa personne.
Prendre le risque. S'enrichir. Dans un échange.
dimanche 4 novembre 2007
Mes harmonies
Je me sens toute puissante.
Je me sens en contrôle.
Je me suis accordée et mise au diapason avec mon environnement.
En harmonie avec ma vie.
Un équilibre, le mien dans l'ici-maintenant, sort peu à peu du brouillard.
Il se précise et s'affine.
Je me sens toute puissante,
je me sens en contrôle.
Plutôt que de taper du pied en suivant la musique, je suis le premier violon.
Je teinte mes mélodies à mon gré. Ma volonté.
J'imprègne mes notes des émotions que je veux transmettre.
Chaque vibration qui émane de moi reflète ce que je veux lui faire refléter.
Je ne suis pas le chef d'orchestre,
ce rôle est réservé à ceux qui prennent beaucoup de place,
beaucoup plus que moi.
Cependant ce soir,
je me sens tout puissante,
je me sens en contrôle.
Pas en contrôle des autres.
Pas en contrôle d'autres individus.
En contrôle de moi,
en contrôle de mon environnement.
Et parce que je dégage cette confiance en moi, en vous, en l'avenir,
tout est déjà infiniment plus facile.
Parce que j'ai entré dans la danse.
Parce que je dicte mes pas.
Et vos pieds n'ont pas intérêt à se trouver là où je veux déposer les miens.
Je me sens en contrôle.
Je me suis accordée et mise au diapason avec mon environnement.
En harmonie avec ma vie.
Un équilibre, le mien dans l'ici-maintenant, sort peu à peu du brouillard.
Il se précise et s'affine.
Je me sens toute puissante,
je me sens en contrôle.
Plutôt que de taper du pied en suivant la musique, je suis le premier violon.
Je teinte mes mélodies à mon gré. Ma volonté.
J'imprègne mes notes des émotions que je veux transmettre.
Chaque vibration qui émane de moi reflète ce que je veux lui faire refléter.
Je ne suis pas le chef d'orchestre,
ce rôle est réservé à ceux qui prennent beaucoup de place,
beaucoup plus que moi.
Cependant ce soir,
je me sens tout puissante,
je me sens en contrôle.
Pas en contrôle des autres.
Pas en contrôle d'autres individus.
En contrôle de moi,
en contrôle de mon environnement.
Et parce que je dégage cette confiance en moi, en vous, en l'avenir,
tout est déjà infiniment plus facile.
Parce que j'ai entré dans la danse.
Parce que je dicte mes pas.
Et vos pieds n'ont pas intérêt à se trouver là où je veux déposer les miens.
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