Ce n'est que l'attrait de la nouveauté. Et elle ne détrônera jamais les classiques. Je suis très loin d'être classable dans leurs classiques.
Ce ne sont que des balles perdues. Qu'elles viennent de tireurs fous ou simplement de tueurs en série, ils pensent peut-être avoir bien visé mais ratent leur cible. Ces compliments ne sont inspirés que par une image, une impression fondée sur une poignée de minutes.
Ce n'est que dérisoire. Je ne sais pas comment les recevoir, c'est pourquoi ils se heurtent à une imperméabilité. Parce que j'ai peur de voir naître un orgueil mal placé, j'entretiens une modestie mal placée.
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samedi 28 juin 2008
dimanche 4 mai 2008
Sois
À force de se faire charmant, on oublie comment être.
Avoir des attentes, c'est s'exposer aux déceptions.
Mais ne pas en avoir du tout signifie qu'on accepte tout sans rechigner.
Je croyais aussi qu'une attirance ne pouvait qu'être réciproque, mais me suis gourée.
Et j'essaie de trouver quand j'ai renvoyé cette perception.
Dis, si on sait plus trop comment être simplement soi, est-ce que c'est à cause qu'on est compliqué?
Avoir des attentes, c'est s'exposer aux déceptions.
Mais ne pas en avoir du tout signifie qu'on accepte tout sans rechigner.
Je croyais aussi qu'une attirance ne pouvait qu'être réciproque, mais me suis gourée.
Et j'essaie de trouver quand j'ai renvoyé cette perception.
Dis, si on sait plus trop comment être simplement soi, est-ce que c'est à cause qu'on est compliqué?
Libellés :
Fariboles de Noctambule,
Je-Vitrine
jeudi 31 janvier 2008
Le périmètre d'intimité
Trois. Dans cette bulle de métal et de pétrole.
Nous perçions l'air métropolitain vers un paradis en phase terminale.
Impatients de se faire accueillir par les nôtres pour ce répit de fin d'année.
À travers cette frontière diaphane, mon regard s'attardait paresseusement sur ces autres bulles de métal.
Toutes ces bulles... Tous ces caprices suicidaires...
Et nous la sentons tous, cette épée qui nous nargue, au-dessus des grands cerveaux que nous sommes.
Alors pourquoi? Pourquoi nous entêtons-nous?
Edward T. Hall fournit la base de la réponse dans Les distances chez l'homme ( 1971 ) . Il présente la version humaine des distances animales présentées par Hediger; distances de fuite, critique, personnelle et sociale. Les distances se manifestent chez nous, Américains de la côte Nord-Est normalement socialisés, sous quatre formes, les distances intime, personnelle, sociale et publique, qui elles-mêmes se déclinent en deux modes, proche et lointain. Je ne m'attarderai qu'à la distance intime, libre à vous de satisfaire votre curiosité, vous avez la source.
Quelques précisions avant de rentrer dans le vif du sujet:
Les distances sont départagées d'après les conséquences des modifications sensorielles. Nous chuchutons dans le creux de l'oreille et nous crions (habituellement) à celui qui est éloigné. Plusieurs causes entrent en jeu au moment de déterminer dans quelle distance nous nous plaçons, comme les sentiments réciproques, l'état d'esprit individuel, l'environnement. Même si ça vous semble improbable, l'être humain ne limite pas sa personne à sa peau. Je sais que sans que ma peau n'entre en contact avec la sienne, je le touche.
Dans l'intimité proche, la vision se déforme et nous baignons dans l'odeur et la chaleur de l'autre corps, le tout soulignant une relation d'engagement avec un autre corps. À cette distance, nous réconfortons et nous protègeons, par contre nous luttons aussi, mais surtout nous nous livrons dans ( ou à travers ) l'acte sexuel. Le contact physique, ou alors son imminence, obsède. La vue, altérée, devient secondaire, jusqu'au point où nous avons tendance à fermer les yeux. La voix brise le rêve, le murmure s'élève comme un mur entre les deux corps. C'est pourquoi que ce n'est qu'involontairement que nous rions, que nous soupirons.
L'intimité éloignée se situe entre 15 et 40 centimètres. La gêne ressentie est causée par la distortion du système visuel. La voix, étouffée ou murmurée, distrait des informations émises par le corps. On peut même sentir le champ de chaleur de l'autre corps. L'acuité visuelle souffre de la promiscuité.
D'où le : je n'aurais aucun problème à prendre le transport en commun si j'y étais seul. Même concept pour le covoiturage. Si nous nous décrispions un tant soit peu, peut-être qu'alors nous arriverions à recréer ce moment, presque vide, de transition entre la maison et le boulot, le boulot et la maison. Pouvons-nous ressentir le vide tout en étant entourés d'inconnus? La faute, en partie, à notre processus de socialisation. Qui nous interdit plaisir et détente lors de contact corporel avec des étrangers. Alors comment réagir dans ces chocs de corps à grande échelle? Nous érigeons nos barrières protectrices. Personne ne veut perdre la face. Faut retirer toute intimité à l'espace intime. Nous déshumaniser. Que nos corps ne soient plus peau, muscles, os et sang, mais plutôt caoutchouc, huile, métal et électricité. Dépourvus de sentiments, de désirs. Nous nous pétrifions, muscles contractés, tels des statues. Nous paralysons même nos yeux, qui perdent leur sens dans l'infini.
Pour nous préserver de ce malaise purement construit, nous brûlons du pétrole. Pour que cette bulle de métal soit le prolongement de notre peau, la vraie limite de notre corps.
Nous perçions l'air métropolitain vers un paradis en phase terminale.
Impatients de se faire accueillir par les nôtres pour ce répit de fin d'année.
À travers cette frontière diaphane, mon regard s'attardait paresseusement sur ces autres bulles de métal.
Toutes ces bulles... Tous ces caprices suicidaires...
Et nous la sentons tous, cette épée qui nous nargue, au-dessus des grands cerveaux que nous sommes.
Alors pourquoi? Pourquoi nous entêtons-nous?
Edward T. Hall fournit la base de la réponse dans Les distances chez l'homme ( 1971 ) . Il présente la version humaine des distances animales présentées par Hediger; distances de fuite, critique, personnelle et sociale. Les distances se manifestent chez nous, Américains de la côte Nord-Est normalement socialisés, sous quatre formes, les distances intime, personnelle, sociale et publique, qui elles-mêmes se déclinent en deux modes, proche et lointain. Je ne m'attarderai qu'à la distance intime, libre à vous de satisfaire votre curiosité, vous avez la source.
Quelques précisions avant de rentrer dans le vif du sujet:
Les distances sont départagées d'après les conséquences des modifications sensorielles. Nous chuchutons dans le creux de l'oreille et nous crions (habituellement) à celui qui est éloigné. Plusieurs causes entrent en jeu au moment de déterminer dans quelle distance nous nous plaçons, comme les sentiments réciproques, l'état d'esprit individuel, l'environnement. Même si ça vous semble improbable, l'être humain ne limite pas sa personne à sa peau. Je sais que sans que ma peau n'entre en contact avec la sienne, je le touche.
Dans l'intimité proche, la vision se déforme et nous baignons dans l'odeur et la chaleur de l'autre corps, le tout soulignant une relation d'engagement avec un autre corps. À cette distance, nous réconfortons et nous protègeons, par contre nous luttons aussi, mais surtout nous nous livrons dans ( ou à travers ) l'acte sexuel. Le contact physique, ou alors son imminence, obsède. La vue, altérée, devient secondaire, jusqu'au point où nous avons tendance à fermer les yeux. La voix brise le rêve, le murmure s'élève comme un mur entre les deux corps. C'est pourquoi que ce n'est qu'involontairement que nous rions, que nous soupirons.
L'intimité éloignée se situe entre 15 et 40 centimètres. La gêne ressentie est causée par la distortion du système visuel. La voix, étouffée ou murmurée, distrait des informations émises par le corps. On peut même sentir le champ de chaleur de l'autre corps. L'acuité visuelle souffre de la promiscuité.
D'où le : je n'aurais aucun problème à prendre le transport en commun si j'y étais seul. Même concept pour le covoiturage. Si nous nous décrispions un tant soit peu, peut-être qu'alors nous arriverions à recréer ce moment, presque vide, de transition entre la maison et le boulot, le boulot et la maison. Pouvons-nous ressentir le vide tout en étant entourés d'inconnus? La faute, en partie, à notre processus de socialisation. Qui nous interdit plaisir et détente lors de contact corporel avec des étrangers. Alors comment réagir dans ces chocs de corps à grande échelle? Nous érigeons nos barrières protectrices. Personne ne veut perdre la face. Faut retirer toute intimité à l'espace intime. Nous déshumaniser. Que nos corps ne soient plus peau, muscles, os et sang, mais plutôt caoutchouc, huile, métal et électricité. Dépourvus de sentiments, de désirs. Nous nous pétrifions, muscles contractés, tels des statues. Nous paralysons même nos yeux, qui perdent leur sens dans l'infini.
Pour nous préserver de ce malaise purement construit, nous brûlons du pétrole. Pour que cette bulle de métal soit le prolongement de notre peau, la vraie limite de notre corps.
vendredi 18 janvier 2008
Motus et bouche cousue
C'est maintenant.
Prendre sa place. Occuper son espace.
Ça vous semble facile? Eh bien, pas à moi.
J'ai une épine qui lancine. Un faux pli, faut croire.
Je m'efface rétrécit pâlit. À laver délicatement à la main.
Fibre endommagée. Trop de haute température, trop de séchage par culbutage.
Mon âme doit faire de l'arthrite, j'ai dû échapper quelques mailles.
Ma discrétion m'infligerait-elle une dysfonction?
Entourée de plusieurs ou entourée de personnes auxquelles je ne suis pas habituée, je me tais, ou presque.
Je peine à tenir un rôle actif dans certains groupes. Y'a des fois...
Y'a des fois, je ne suis simplement pas à l'aise. Surtout quand j'arrive dans un groupe de personnes qui se connaissent depuis déjà quelques années, ce qui donne que je n'ai aucune idée de ce dont ils parlent, que ce soit des personnes ou des histoires.
Y'a des fois, les litanies percutent bel et bien mes tympans, mais, quand les émetteurs ne semblent pas nourrir un intérêt à devenir récepteur, ce n'est certainement pas moi qui vais réclamer le droit de parole... Si on n'a pas l'air de vouloir m'écouter, pourquoi je parlerais?
Y'a des fois, je me sens (pré)jugée, comme si la presque totalité de ce que je suis devait se rapporter d'une manière ou d'une autre à un de mes traits de caractère, comme si ce dernier empiétant sur tous les autres, comme si j'étais réduite à ce défaut.
Et puis y'a beaucoup de fois, je ne sais simplement pas quel rôle prendre. Ou je n'arrive pas à m'exprimer à travers celui que je veux. Même si je le souhaite de toutes mes forces. Est-ce que je suis la copine? La connaissance? L'amie? Est-ce que je peux lâcher prise? Ou alors je reste réservée?
Y'a des schèmes qui ont été martelés à tant de reprises et si profondément que je n'arrive à me les extirper que si peu à la fois... Si peu que je doute parfois d'où j'en suis...
Y'a aussi des jours où j'arrive à y voir légèrement plus clair... et je me réjouis de la distance parcourue.
Y'a surtout ces fois où je ne suis que moi, sans limite ni ligne de conduite. Je ne représente ni la copine, ni l'amie d'une autre personne. Je suis moi. L'action qui devrait être la plus naturelle du monde, celle qui devrait couler de soi m'apparaît comme un oasis.
Je découds puis reprends des coutures ah et aussi je rapièce oh et je rehausse même de fioritures, ces jolis trucs qui rendent spéciale la personnalité... Même si le fil rompt de temps à autres, même s'il y a mille détails cruciaux,
j'aime bien coudre.
Prendre sa place. Occuper son espace.
Ça vous semble facile? Eh bien, pas à moi.
J'ai une épine qui lancine. Un faux pli, faut croire.
Je m'efface rétrécit pâlit. À laver délicatement à la main.
Fibre endommagée. Trop de haute température, trop de séchage par culbutage.
Mon âme doit faire de l'arthrite, j'ai dû échapper quelques mailles.
Ma discrétion m'infligerait-elle une dysfonction?
Entourée de plusieurs ou entourée de personnes auxquelles je ne suis pas habituée, je me tais, ou presque.
Je peine à tenir un rôle actif dans certains groupes. Y'a des fois...
Y'a des fois, je ne suis simplement pas à l'aise. Surtout quand j'arrive dans un groupe de personnes qui se connaissent depuis déjà quelques années, ce qui donne que je n'ai aucune idée de ce dont ils parlent, que ce soit des personnes ou des histoires.
Y'a des fois, les litanies percutent bel et bien mes tympans, mais, quand les émetteurs ne semblent pas nourrir un intérêt à devenir récepteur, ce n'est certainement pas moi qui vais réclamer le droit de parole... Si on n'a pas l'air de vouloir m'écouter, pourquoi je parlerais?
Y'a des fois, je me sens (pré)jugée, comme si la presque totalité de ce que je suis devait se rapporter d'une manière ou d'une autre à un de mes traits de caractère, comme si ce dernier empiétant sur tous les autres, comme si j'étais réduite à ce défaut.
Et puis y'a beaucoup de fois, je ne sais simplement pas quel rôle prendre. Ou je n'arrive pas à m'exprimer à travers celui que je veux. Même si je le souhaite de toutes mes forces. Est-ce que je suis la copine? La connaissance? L'amie? Est-ce que je peux lâcher prise? Ou alors je reste réservée?
Y'a des schèmes qui ont été martelés à tant de reprises et si profondément que je n'arrive à me les extirper que si peu à la fois... Si peu que je doute parfois d'où j'en suis...
Y'a aussi des jours où j'arrive à y voir légèrement plus clair... et je me réjouis de la distance parcourue.
Y'a surtout ces fois où je ne suis que moi, sans limite ni ligne de conduite. Je ne représente ni la copine, ni l'amie d'une autre personne. Je suis moi. L'action qui devrait être la plus naturelle du monde, celle qui devrait couler de soi m'apparaît comme un oasis.
Je découds puis reprends des coutures ah et aussi je rapièce oh et je rehausse même de fioritures, ces jolis trucs qui rendent spéciale la personnalité... Même si le fil rompt de temps à autres, même s'il y a mille détails cruciaux,
j'aime bien coudre.
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Je-Vitrine,
Réflexion sournoise
mardi 13 novembre 2007
Désamorcer l'image
Des moules.
Des modes d'emploi.
Des «À (ne pas) faire».
Très franchement, l'étiquette «Femme» peut être lourde à porter.
Des fois.
Parce qu'il faut toujours être féminine.
Sans déroger à cette image polie (pas dans le sens de la politesse).
Il faut perpétuellement reluire de douceur.
Être une femme plutôt qu'un individu.
Question de bien partager ma perspective: à mes yeux, avant d'être homme ou femme, musulman ou athée, bûcheron ou notaire, on est des individus.
Pourtant, ce qui pèse lourdement dans cette étiquette «Femme», c'est le jugement, chez plusieurs, des actes et comportements en tant que «Femme» plutôt qu'individu.
Et c'est entre guillemets parce qu'il s'agit de l'image cristallisée, du stéréotype, de la norme.
Du rôle qu'on colle à ce statut.
Et je ne blâme surtout pas les hommes de mes maux. Il y a autant de pression d'un côté que de l'autre. Comme quoi c'est l'individu qui choisit d'adopter ces rôles.
Et puis hier soir, au Saint-Hub, j'avais cette propension à déconner avec mes collègues...
Je dois clarifier: j'ai beau me plaindre, je suis tout de même très féminine... Pas dans le style vestimentaire, pas dans mes interactions. Quelque chose dans ma personnalité, faut croire! Alors quand je distords mes traits en d'horribles grimaces, ça cause généralement une certaine déstabilisation, voire une attitude réfractaire selon le degré d'assimilation des rôles, chez les personnes qui ne me connaissent pas encore beaucoup. Ou on s'esclaffe!
Désarmorcer l'image de féminité absolue.
Ne croyez surtout pas qu'une fille féminine quand vous la croisez ne peut pas se balancer royalement des normes de son étiquette le moment suivant.
S'enliser dans des carcans.
S'étouffer dans des rôles.
S'évader des normes.
S'éparpiller en éclats de vivacité.
Être fidèle à soi, ne jamais en être qu'une partie.
Des modes d'emploi.
Des «À (ne pas) faire».
Très franchement, l'étiquette «Femme» peut être lourde à porter.
Des fois.
Parce qu'il faut toujours être féminine.
Sans déroger à cette image polie (pas dans le sens de la politesse).
Il faut perpétuellement reluire de douceur.
Être une femme plutôt qu'un individu.
Question de bien partager ma perspective: à mes yeux, avant d'être homme ou femme, musulman ou athée, bûcheron ou notaire, on est des individus.
Pourtant, ce qui pèse lourdement dans cette étiquette «Femme», c'est le jugement, chez plusieurs, des actes et comportements en tant que «Femme» plutôt qu'individu.
Et c'est entre guillemets parce qu'il s'agit de l'image cristallisée, du stéréotype, de la norme.
Du rôle qu'on colle à ce statut.
Et je ne blâme surtout pas les hommes de mes maux. Il y a autant de pression d'un côté que de l'autre. Comme quoi c'est l'individu qui choisit d'adopter ces rôles.
Et puis hier soir, au Saint-Hub, j'avais cette propension à déconner avec mes collègues...
Je dois clarifier: j'ai beau me plaindre, je suis tout de même très féminine... Pas dans le style vestimentaire, pas dans mes interactions. Quelque chose dans ma personnalité, faut croire! Alors quand je distords mes traits en d'horribles grimaces, ça cause généralement une certaine déstabilisation, voire une attitude réfractaire selon le degré d'assimilation des rôles, chez les personnes qui ne me connaissent pas encore beaucoup. Ou on s'esclaffe!
Désarmorcer l'image de féminité absolue.
Ne croyez surtout pas qu'une fille féminine quand vous la croisez ne peut pas se balancer royalement des normes de son étiquette le moment suivant.
S'enliser dans des carcans.
S'étouffer dans des rôles.
S'évader des normes.
S'éparpiller en éclats de vivacité.
Être fidèle à soi, ne jamais en être qu'une partie.
vendredi 26 octobre 2007
Miroir, dis-moi qui est la plus belle?
Au féminin: le visage, les lèvres, les yeux
Au masculin: plutôt floue, ou alors une toute autre représentation.
Mon dilemme
Anonymat intégral ou représentation de mon physique?
Nom, adresse électronique, liens minutieusement contrôlés
Est-ce que je veux pouvoir être reconnue?
Me faire accoster dans le métro: seriez-vous Lilith?
Non; peu de mon entourage (et de la communauté blogger tout court!) connait l'existence de ma tribune parce que très intime, très transparente envers moi-même... et parfois éclatée... j'acère mes premières armes, j'assume mes premières plumes
Et puis est-ce si important?
Alors que pour certains, l'identité est intrinsèquement liée à l'apparence physique: si je suis comme ceci, cela doit absolument transpirer de chacun de mes pores et être visible en un regard!
...très peu pour moi.
En créant cet espace, je ne prévoyais divulguer aucun pixel de mon physique. Aucun intérêt. Aucun pixel.
Le hic...
J'adore le théâtre.
J'adore jouer.
Je n'en ai plus eu l'occasion depuis quelques temps, et ça me manque terriblement...
Pas question que je joue devant des individus m'entourant. Individus, pas auditoire. Pas d'interaction à sens unique.
Le corps compose le message au même titre que les informations conceptuelles, linguistiques.
Je me prive donc d'un puissant média...
Tout réside en la perception, le sens octroyé.
Une main? Une mise en scène!
Des yeux? Un regard!
Le corps pas en tant qu'objet, mais plutôt en tant que canal expressif.
Les mots, les styles, le corps, la voix... Tant à explorer...
Au masculin: plutôt floue, ou alors une toute autre représentation.
Mon dilemme
Anonymat intégral ou représentation de mon physique?
Nom, adresse électronique, liens minutieusement contrôlés
Est-ce que je veux pouvoir être reconnue?
Me faire accoster dans le métro: seriez-vous Lilith?
Non; peu de mon entourage (et de la communauté blogger tout court!) connait l'existence de ma tribune parce que très intime, très transparente envers moi-même... et parfois éclatée... j'acère mes premières armes, j'assume mes premières plumes
Et puis est-ce si important?
Alors que pour certains, l'identité est intrinsèquement liée à l'apparence physique: si je suis comme ceci, cela doit absolument transpirer de chacun de mes pores et être visible en un regard!
...très peu pour moi.
En créant cet espace, je ne prévoyais divulguer aucun pixel de mon physique. Aucun intérêt. Aucun pixel.
Le hic...
J'adore le théâtre.
J'adore jouer.
Je n'en ai plus eu l'occasion depuis quelques temps, et ça me manque terriblement...
Pas question que je joue devant des individus m'entourant. Individus, pas auditoire. Pas d'interaction à sens unique.
Le corps compose le message au même titre que les informations conceptuelles, linguistiques.
Je me prive donc d'un puissant média...
Tout réside en la perception, le sens octroyé.
Une main? Une mise en scène!
Des yeux? Un regard!
Le corps pas en tant qu'objet, mais plutôt en tant que canal expressif.
Les mots, les styles, le corps, la voix... Tant à explorer...
mercredi 17 octobre 2007
Vous et Moi
Est-ce que j'ai besoin de reconnaissance de la part des autres?
Je sais que j'existe, le regard des autres existants ne devrait jamais être traité comme une preuve de sa propre existence. Preuve qu'on est intéressant, qu'on est attirant, que je suis digne de pensées et d'efforts. Que j'en vaux la peine.
Est-ce que j'existe activement si personne ne le sait?
Je devrais m'enfuir comme Lilith...
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