samedi 17 mai 2008

Disparais

[Comme ça fait déjà longtemps que ça a été écrit, n'essayez pas de récréer une chronologie, ce serait étourdissant.]

Tu l'as choisi, tu as choisi que ce serait plus facile ainsi. Ne te décharges pas de tes émotions, de tes incertitudes, de ta nostalgie sur moi. J'en ai assez. Je me suffis à moi-même.

Ce n'est plus à toi, toi qui vis encore, que je pense, lorsque ça me prend. C'est au défunt nous. Mort. Enterré. En cendres.

Encore moins qu'un fantôme, tu n'en es que son ombre. L'ombre de ce que je croyais que tu étais.

Et un fantôme, c'est translucide.

Disparais.

4 commentaires:

Benjamin Turcotte a dit…

Hmm, belle plume.
J'espère que jamais personne n'écrive ces mots en pensant à moi.

Tu as raison, il y a une ressemblance, sauf que moi je tente de garder Elle vivante, et toi tu tentes de le faire mourir, lui, le tu que l'on ne connait pas.

Lilith a dit…

Je trouvais que la ressemblance se situait plutôt dans le côtoiement d'un souvenir plutôt que de la personne en elle-même, et de sa disparition graduelle traduite sur le plan visuel (la transparence progressive). Mais en effet, les rôles ne sont pas les mêmes.

...et merci du compliment!

Benjamin Turcotte a dit…

Pour répondre à ta question, je fais un heureux mélange du papier et de l'écran. C'est intrigant, comme question.

Pourrais-je déjà t'avoir croisé en quelque part?

Lilith a dit…

Mm, ce serait difficile à savoir, étant donné que ce n'est pas mon vrai nom... T'as une piste ou c'était au hasard?