mardi 11 mars 2008

Anodin

Les petits gestes. Les anodins. Les quotidiens.

Comment peuvent-ils autant nous raccrocher à la réalité?
Comment peuvent-ils être ceux qui déchirent le plus?

L'huile qui coule entre mes doigts quand j'enlève le mascara.

L'eau glacée sur le visage.

La percussion des touches de mon clavier.

Autant ils sont la preuve que la vie suit son cours, autant ils me semblent

vains

vides

fades



Je ne veux voir personne.

Je ne veux parler à personne.

Et si j'arrêtais de poser ces gestes, et si j'arrêtais le cours de ma vie,
pourrais-je
alors
figer
le mal?

4 commentaires:

Le JP d'amérique a dit…

«Et si j'arrêtais de poser ces gestes, et si j'arrêtais le cours de ma vie,
pourrais-je
alors
figer
le mal?»

Non. Le mal continuerais son oeuvre dans le coeur des autrres qui t'aiment ou t'apprécieent. Il n'y a d'autres solutions que de continuer afin de le combattre!

L'intense a dit…

Moi j'y arrive pas, j'arrive pas à figer le mal. Il est en dedans, il me frappe au ventre.

J'en reviens pas...

Lilith a dit…

JP: Oh je ne parlais pas du tout de suicide, c'était plus un vœu dans l'irréel d'arrêter de ressentir; j'aimerais me réveiller dans quelques semaines, tout simplement. Pas que ce soit la fin du monde, mais, tout de même...

Le JP d'amérique a dit…

Aller, la tête haute et un peu de courage. La tempête finit toujours par passer... même lorsqu'elle semble invincible!