jeudi 13 mars 2008

Deux personnes qui s'aiment

Même si le commentaire de My a été supprimé, je vais tenter d'y répondre. La remarque soulignait l'absurdité de mettre fin à une relation lorsque les deux individus s'aiment encore.

Tout d'abord, l'incompréhension est due au collage de ton propre schème cognitif de l'amour sur une situation qui ne sort pas tout droit de ta vie. Qui ressemble à: si deux personnes s'aiment, il n'y a aucune raison pour que ça ne marche pas.
Ce qui mène au fait que je crois, et lui aussi de toute évidence, qu'il faut plus que de l'amour pour qu'une relation soit harmonieuse et constructive. Ce que j'explique par le fait que, encore d'après moi, un individu est mu par beaucoup plus qu'un sentiment amoureux. Un individu est un enchevêtrement complexe et infini de désirs, de rêves et de possibilités. Il peut donc ressentir des émotions contradictoires, ou, du moins, qui peuvent progressivement diverger dans leurs directions.

Par ailleurs, je suis très heureuse que la relation se soit terminée sur d'aussi bonnes notes, j'en garderai de très doux souvenirs.

Je ne vais pas expliquer le pourquoi du comment de la rupture, j'en ai à peine parlé jusqu'à maintenant à deux amis seulement, alors pour le moment, je garde tout ça pour moi...

mardi 11 mars 2008

L'effacer

Partout
sur ma peau.
Toutes ces traces de lui

Ses voluptueuses caresses, ses tendres baisers, ses fermes étreintes

Toutes ces traces de lui
Partout sur ma peau.


Qu'elles s'effacent, qu'elles disparaissent
Que je puisse m'en défaire
Que je puisse oublier

De la lourdeur plein les mouvements, j'ai frotté chaque parcelle de ma peau. Comme si, en la sablant, j'allais extirper tous ces sublimes souvenirs, qui lacèrent le cœur de par leur exquisité.
Que ce déferlement de gouttes, prolongement de mes larmes épuisées, emportent loin de moi, dans les oubliettes de l'Immensité, toutes ses empreintes.

Qu'il enfouisse, bien caché, tout ce qui lui reste de moi au plus profond de son être. Bien à l'abri de mon regard, de son regard. Pour que je puisse oublier à quel point je l'ai aimé. Pour qu'il puisse l'oublier lui aussi.

Anodin

Les petits gestes. Les anodins. Les quotidiens.

Comment peuvent-ils autant nous raccrocher à la réalité?
Comment peuvent-ils être ceux qui déchirent le plus?

L'huile qui coule entre mes doigts quand j'enlève le mascara.

L'eau glacée sur le visage.

La percussion des touches de mon clavier.

Autant ils sont la preuve que la vie suit son cours, autant ils me semblent

vains

vides

fades



Je ne veux voir personne.

Je ne veux parler à personne.

Et si j'arrêtais de poser ces gestes, et si j'arrêtais le cours de ma vie,
pourrais-je
alors
figer
le mal?

samedi 16 février 2008

Frivolités!

Je pourrais dire un tas de trucs frivoles sur mon compte. Par contre, pour ce qui est de rendre ça intéressant... Ah et je crois que l'épidémie prouve bien qu'entre blogueurs, on aime bien se faire courir après!

Règlements :

* Mettre le lien de la personne qui vous tag;
* Mettre les règlements sur votre blog;
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même;
* Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens;
* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées

Puisqu'il faut que je me jette à l'eau... Cet après-midi, j'ai paressé, enroulée dans une couverture tibétaine, en écoutant... Ella l'ensorcelée. Comme beaucoup, ça m'arrive d'écouter des films de Walt Disney, mais même fillette, je n'aimais pas une princesse en particulier: Aurore. Elle reçoit un mauvais sort quand elle n'est qu'un poupon. Soit. Et par après? Elle dort!!! C'est tout! Jusqu'à ce que le prince charmant, qui fait plus office de figurant de que vrai personnage avec un caractère propre, ne vienne la délivrer... que dis-je... l'embrasser. Encore là, le prince qui embrasse quelqu'un qui est dans le coma depuis 100 ans m'a l'air un tantinet louche... Ah ces princes charmants!

Autre fait inusité: je crois bien être une des rares personnes à pouvoir se vanter d'avoir fait des makis et des sushis avec sa grand-mère! En faisant abstraction des personnes asiatiques, cela va de soi. Le fait est qu'après avoir passé des heures à les préparer, nos mains sentaient tellement le vinaigre de riz que nous avions déjà beaucoup moins hâte de les déguster. Ils étaient tout de même délicieux! Pour poursuivre dans la veine culinaire, quand je cuisine seule, je chante et je danse. Là où ça se gâche, c'est que je chante plutôt mal... J'espère pour ma voisine que je n'enterre pas la musique.

Un aveu: c'est la quatrième fois que je lis Soie. Et chaque lecture est différente, m'apporte de nouveaux liens, de nouvelles réflexions. J'aime. Vraiment.

Pour la finale, tel un coup de gong, je vous annonce que, sur l'île de Montréal, il y a une rue à mon prénom (mon vrai), une rue à mon nom de famille oublié et un pont à mon nom de famille porté! M'y sens (presque) comme chez moi!


Ouf, c'est fait! La faute à Cerné d'avoir causé ce déluge de frivolités! Maintenant, ce sera au tour du JP d'Amérique, de Sophie, de SDADL, de Myriam et de l'Intense, en espérant que l'envie va lui prendre... Je sais, ils ne sont que cinq... Mais les autres que j'aurais pu taguer ont déjà été contaminés. Zut.

jeudi 7 février 2008

Les joues en pomme

Hier soir, en revenant de faire du trois-skis avec mon neveu.

Mathieu- C'est le fun quand tu viens garder matante, t'es une super bonne gardienne! (avec des joues comme des pommes)

Moi-Ahah merci... C'est drôle, j'suis ta gardienne-tante! (avec une grimace à l'idée du titre)

Mathieu- Mais t'es une bonne matante! J'suis sûr que quand tu vas avoir un enfant, tu vas être une vraiment bonne maman! (avec toute la sincérité de ses dix hivers)

Moi- Dans un poignée d'années, tu viendras les garder?



Ce que j'ai gardé pour moi, c'est que quand je suis avec lui et sa soeur, la hâte d'y être me chatouille. Ils sont mes merveilles.