samedi 16 février 2008

Frivolités!

Je pourrais dire un tas de trucs frivoles sur mon compte. Par contre, pour ce qui est de rendre ça intéressant... Ah et je crois que l'épidémie prouve bien qu'entre blogueurs, on aime bien se faire courir après!

Règlements :

* Mettre le lien de la personne qui vous tag;
* Mettre les règlements sur votre blog;
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même;
* Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens;
* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées

Puisqu'il faut que je me jette à l'eau... Cet après-midi, j'ai paressé, enroulée dans une couverture tibétaine, en écoutant... Ella l'ensorcelée. Comme beaucoup, ça m'arrive d'écouter des films de Walt Disney, mais même fillette, je n'aimais pas une princesse en particulier: Aurore. Elle reçoit un mauvais sort quand elle n'est qu'un poupon. Soit. Et par après? Elle dort!!! C'est tout! Jusqu'à ce que le prince charmant, qui fait plus office de figurant de que vrai personnage avec un caractère propre, ne vienne la délivrer... que dis-je... l'embrasser. Encore là, le prince qui embrasse quelqu'un qui est dans le coma depuis 100 ans m'a l'air un tantinet louche... Ah ces princes charmants!

Autre fait inusité: je crois bien être une des rares personnes à pouvoir se vanter d'avoir fait des makis et des sushis avec sa grand-mère! En faisant abstraction des personnes asiatiques, cela va de soi. Le fait est qu'après avoir passé des heures à les préparer, nos mains sentaient tellement le vinaigre de riz que nous avions déjà beaucoup moins hâte de les déguster. Ils étaient tout de même délicieux! Pour poursuivre dans la veine culinaire, quand je cuisine seule, je chante et je danse. Là où ça se gâche, c'est que je chante plutôt mal... J'espère pour ma voisine que je n'enterre pas la musique.

Un aveu: c'est la quatrième fois que je lis Soie. Et chaque lecture est différente, m'apporte de nouveaux liens, de nouvelles réflexions. J'aime. Vraiment.

Pour la finale, tel un coup de gong, je vous annonce que, sur l'île de Montréal, il y a une rue à mon prénom (mon vrai), une rue à mon nom de famille oublié et un pont à mon nom de famille porté! M'y sens (presque) comme chez moi!


Ouf, c'est fait! La faute à Cerné d'avoir causé ce déluge de frivolités! Maintenant, ce sera au tour du JP d'Amérique, de Sophie, de SDADL, de Myriam et de l'Intense, en espérant que l'envie va lui prendre... Je sais, ils ne sont que cinq... Mais les autres que j'aurais pu taguer ont déjà été contaminés. Zut.

jeudi 7 février 2008

Les joues en pomme

Hier soir, en revenant de faire du trois-skis avec mon neveu.

Mathieu- C'est le fun quand tu viens garder matante, t'es une super bonne gardienne! (avec des joues comme des pommes)

Moi-Ahah merci... C'est drôle, j'suis ta gardienne-tante! (avec une grimace à l'idée du titre)

Mathieu- Mais t'es une bonne matante! J'suis sûr que quand tu vas avoir un enfant, tu vas être une vraiment bonne maman! (avec toute la sincérité de ses dix hivers)

Moi- Dans un poignée d'années, tu viendras les garder?



Ce que j'ai gardé pour moi, c'est que quand je suis avec lui et sa soeur, la hâte d'y être me chatouille. Ils sont mes merveilles.

jeudi 31 janvier 2008

Le périmètre d'intimité

Trois. Dans cette bulle de métal et de pétrole.

Nous perçions l'air métropolitain vers un paradis en phase terminale.
Impatients de se faire accueillir par les nôtres pour ce répit de fin d'année.

À travers cette frontière diaphane, mon regard s'attardait paresseusement sur ces autres bulles de métal.

Toutes ces bulles... Tous ces caprices suicidaires...

Et nous la sentons tous, cette épée qui nous nargue, au-dessus des grands cerveaux que nous sommes.

Alors pourquoi? Pourquoi nous entêtons-nous?

Edward T. Hall fournit la base de la réponse dans Les distances chez l'homme ( 1971 ) . Il présente la version humaine des distances animales présentées par Hediger; distances de fuite, critique, personnelle et sociale. Les distances se manifestent chez nous, Américains de la côte Nord-Est normalement socialisés, sous quatre formes, les distances intime, personnelle, sociale et publique, qui elles-mêmes se déclinent en deux modes, proche et lointain. Je ne m'attarderai qu'à la distance intime, libre à vous de satisfaire votre curiosité, vous avez la source.

Quelques précisions avant de rentrer dans le vif du sujet:
Les distances sont départagées d'après les conséquences des modifications sensorielles. Nous chuchutons dans le creux de l'oreille et nous crions (habituellement) à celui qui est éloigné. Plusieurs causes entrent en jeu au moment de déterminer dans quelle distance nous nous plaçons, comme les sentiments réciproques, l'état d'esprit individuel, l'environnement. Même si ça vous semble improbable, l'être humain ne limite pas sa personne à sa peau. Je sais que sans que ma peau n'entre en contact avec la sienne, je le touche.

Dans l'intimité proche, la vision se déforme et nous baignons dans l'odeur et la chaleur de l'autre corps, le tout soulignant une relation d'engagement avec un autre corps. À cette distance, nous réconfortons et nous protègeons, par contre nous luttons aussi, mais surtout nous nous livrons dans ( ou à travers ) l'acte sexuel. Le contact physique, ou alors son imminence, obsède. La vue, altérée, devient secondaire, jusqu'au point où nous avons tendance à fermer les yeux. La voix brise le rêve, le murmure s'élève comme un mur entre les deux corps. C'est pourquoi que ce n'est qu'involontairement que nous rions, que nous soupirons.

L'intimité éloignée se situe entre 15 et 40 centimètres. La gêne ressentie est causée par la distortion du système visuel. La voix, étouffée ou murmurée, distrait des informations émises par le corps. On peut même sentir le champ de chaleur de l'autre corps. L'acuité visuelle souffre de la promiscuité.

D'où le : je n'aurais aucun problème à prendre le transport en commun si j'y étais seul. Même concept pour le covoiturage. Si nous nous décrispions un tant soit peu, peut-être qu'alors nous arriverions à recréer ce moment, presque vide, de transition entre la maison et le boulot, le boulot et la maison. Pouvons-nous ressentir le vide tout en étant entourés d'inconnus? La faute, en partie, à notre processus de socialisation. Qui nous interdit plaisir et détente lors de contact corporel avec des étrangers. Alors comment réagir dans ces chocs de corps à grande échelle? Nous érigeons nos barrières protectrices. Personne ne veut perdre la face. Faut retirer toute intimité à l'espace intime. Nous déshumaniser. Que nos corps ne soient plus peau, muscles, os et sang, mais plutôt caoutchouc, huile, métal et électricité. Dépourvus de sentiments, de désirs. Nous nous pétrifions, muscles contractés, tels des statues. Nous paralysons même nos yeux, qui perdent leur sens dans l'infini.

Pour nous préserver de ce malaise purement construit, nous brûlons du pétrole. Pour que cette bulle de métal soit le prolongement de notre peau, la vraie limite de notre corps.

vendredi 18 janvier 2008

Motus et bouche cousue

C'est maintenant.


Prendre sa place. Occuper son espace.

Ça vous semble facile? Eh bien, pas à moi.

J'ai une épine qui lancine. Un faux pli, faut croire.

Je m'efface rétrécit pâlit. À laver délicatement à la main.

Fibre endommagée. Trop de haute température, trop de séchage par culbutage.
Mon âme doit faire de l'arthrite, j'ai dû échapper quelques mailles.

Ma discrétion m'infligerait-elle une dysfonction?
Entourée de plusieurs ou entourée de personnes auxquelles je ne suis pas habituée, je me tais, ou presque.

Je peine à tenir un rôle actif dans certains groupes. Y'a des fois...

Y'a des fois, je ne suis simplement pas à l'aise. Surtout quand j'arrive dans un groupe de personnes qui se connaissent depuis déjà quelques années, ce qui donne que je n'ai aucune idée de ce dont ils parlent, que ce soit des personnes ou des histoires.

Y'a des fois, les litanies percutent bel et bien mes tympans, mais, quand les émetteurs ne semblent pas nourrir un intérêt à devenir récepteur, ce n'est certainement pas moi qui vais réclamer le droit de parole... Si on n'a pas l'air de vouloir m'écouter, pourquoi je parlerais?

Y'a des fois, je me sens (pré)jugée, comme si la presque totalité de ce que je suis devait se rapporter d'une manière ou d'une autre à un de mes traits de caractère, comme si ce dernier empiétant sur tous les autres, comme si j'étais réduite à ce défaut.

Et puis y'a beaucoup de fois, je ne sais simplement pas quel rôle prendre. Ou je n'arrive pas à m'exprimer à travers celui que je veux. Même si je le souhaite de toutes mes forces. Est-ce que je suis la copine? La connaissance? L'amie? Est-ce que je peux lâcher prise? Ou alors je reste réservée?

Y'a des schèmes qui ont été martelés à tant de reprises et si profondément que je n'arrive à me les extirper que si peu à la fois... Si peu que je doute parfois d'où j'en suis...

Y'a aussi des jours où j'arrive à y voir légèrement plus clair... et je me réjouis de la distance parcourue.

Y'a surtout ces fois où je ne suis que moi, sans limite ni ligne de conduite. Je ne représente ni la copine, ni l'amie d'une autre personne. Je suis moi. L'action qui devrait être la plus naturelle du monde, celle qui devrait couler de soi m'apparaît comme un oasis.

Je découds puis reprends des coutures ah et aussi je rapièce oh et je rehausse même de fioritures, ces jolis trucs qui rendent spéciale la personnalité... Même si le fil rompt de temps à autres, même s'il y a mille détails cruciaux,

j'aime bien coudre.

mardi 15 janvier 2008

j'hésite

J'hésite...
Hier soir, j'ai écrit un message plutôt personnel, en ce sens qu'il racontait plus clairement que je ne le fais habituellement ma soirée, qui a plutôt foiré. Après l'avoir premièrement publié, je le retire. Et je me demande. Et j'hésite.

Jusqu'où vous sentez-vous à l'aise de décrire votre vie personnelle à des étrangers sur vos blogs?