mercredi 28 novembre 2007

Qui est aux commandes?

Travail travail travail
L'excellence... Des bonnes notes... Des bonnes performances

L'esprit l'esprit l'esprit
Faut toujours qu'il ait raison.
Tu y crois pas? qu'il me dit, Bah j'vais t'y faire croire!

Dors moins dors moins dors moins c'est du temps perdu
Travaille plus travaille plus travaille plus hausse ta productivité!
Quand l'esprit dicte la conduite, il s'emballe...
Et tout devient flou...
On se dit que ça prouve qu'on va vite...

Jusqu'à frapper le mur.

Jusqu'à ce que le corps se rebelle en assenant un coup d'état au dictateur.

Tu voulais pas prendre le temps de te reposer?
J'vais t'y obliger, rétorque le corps.
En coupant le courant aux jambes.
T'auras pas le choix! pousse-t-il, à bout de souffle.

dimanche 25 novembre 2007

Figer les pensées

Mes mains. Si pâles.
Qui s'effacent derrière la brume dans mes yeux.

Mes mains.
Sur le carrelage froid.

Mon corps qui lâche prise qui s'affaisse doucement carrelage froid gravité décuplée.
Il faut que je dorme il faut que je lâche prise avant.

Néanmoins je me prélasse encore un peu.
Je ne suis plus donc je ne pense plus, je ne suis plus que le clivage entre le froid et le chaud.
Les tuiles dures et froides sous mes mains derrière mon dos
L'eau chaude qui atterit dans mes cheveux.

Plus reposant que vraiment dormir, je ne suis plus.
Je ne suis plus que la frontière entre le chaud et le froid.

Shh...

samedi 24 novembre 2007

Mon temps et mon inconscient.
Ils apaisent.

Des tourments.
Derrière mes yeux.
Des fenêtres sur l'âme, dit-on.

C'est l'inverse du temps qu'il fait.
On regarde à travers la fenêtre les conditions à l'extérieur.
On regarde à travers les yeux le soleil, les étoiles, les nuages, les tempêtes de l'intérieur.

Ah et je ne sais plus.

jeudi 22 novembre 2007

Quand la fatigue me dévore

Quand la fatigue me dévore/Et mes épaules craignent le pire/Pourrais-tu me serrer fort et m'empêcher de sortir/Fait longtemps


Corps brusqué par le manque de sommeil.
Engourdi. Incohérent.

Saturée de fatigue, même la caféine ne peut plus rien pour moi.
Et chaque fois, chaque fois

Quand ce poids s'abat sur moi
Tout s'alourdit mais je m'en demande encore plus

Je dormirai plus tard
C'est parce que je rêve que je ne dors pas
Parce que c'est maintenant qu'il le faut

Encore et toujours, sans trop savoir par quel miracle
Mes neurones s'électrisent et produisent


Jusqu'à se laisser... dormir

C'est pour m'offrir l'avenir de mon choix que j'hypothèque mon présent.

Foutues fins de session.


mardi 20 novembre 2007

Le Vocabulaire

J'ai dit que j'attendrais d'être remise de la veille pour écrire là-dessus, mais le peu d'expérience que j'ai me prouve que c'est en rentrant de la job ou après une bonne soirée que j'écris le plus souvent. Là les deux facteurs sont réunis, alors je vais en profiter pour m'attarder sur ce que certains appellent le timing. GO

Y'a la vie.
LA vie.
Vie.



Foutaises!!!!
Y'a des vies...
Pleins de vies.
Un multitude, qui s'entrecroisent.
Comme des feuilles.
Certaines naissent une à côté de l'autre et ne verront jamais celles juste un peu plus loin.
Parce que trop enracinées.
Y'a les autres qui craquent, mal/menées par un tourbillon d'air.

Et on se croise.
Y'a de ces hasards dans nos vies... qui font arrêter de croire au simple hasard.
Y'a des vies qui se croisent, qui s'entrechoquent, qui se côtoient, qui font un bout en parallèle, qui se tricotent ensemble pour un temps.

Kundera, dans son célèbrissime Insoutenable Légèreté de l'Être, l'exprime sous forme de vocabulaire.
Tout au long de nos existences, nous nous construisons un vocabulaire. Que personne d'autre ne partage totalement. En partie, certes, mais jamais totalement.
Et à certains moments, comme des fenêtres, comme des passerelles, les vocabulaires de deux êtres concordent.
C'est là qu'il faut ériger les bases d'une relation.
Je parle de plusieurs types de relation.
À un certain point dans leur cheminement, deux individus sont similaires dans leurs concepts et schèmes de pensée.
Ils traduisent leurs idées dans un vocabulaire que l'autre peut comprendre parce qu'il s'y apparente.
Trop tôt: ils sont en terrain inconnu, ne savent pas trop si le prochain pas aboutira dans des sables mouvants.
Trop tard: ils ont beau se parler, tout dévie. On a une idée, on l'encrypte, on la transmet. On reçoit le message, on le traduit en idée... qui n'est pas nécessairement la même que celle de départ.
Diagnostic: Vocabulaire cristallisé.
On a déjà exploré, conçu son architecture, construit sa structure. Après, on ne fait que des rénos, on change la peinture.
On a déjà apposé les teintes de nos concepts fondamentaux sur nos rétines.
Par la suite, lorsque la structure est figée, deux filtres se trouvent, comme des obstacles, entre les interactants. Et entravent le partage.